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ICE : "Genotypes et phénotypes des cancers thyroïdiens&

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Carcinome papillaire...
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MessageICE : "Genotypes et phénotypes des cancers thyroïdiens&

 
Posté le: 03. Sep 2004, 00:33
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Bonsoir,

je suis abonnée à la lettre d'information d'un site d'endocrinologie, et je viens de recevoir un résumé d'exposés d'un congrès international qui se tient actuellement à Lisbonne. Ci-après, deux sujets intéressants sur la nouvelle classification des cancers thyro ! C'est en partie très technique - mais p.ex. les explications sur l'abandon de la dénomination "à cellules de Hurthle" sont intéressantes, nous en avons parlé dans le forum il y a peu de temps !

Beate


Les comptes rendus du 12e International Congress of Endocrinology

Genotypes et phénotypes des cancers thyroïdiens

Rapporté par Nathalie Jeandidier (Strasbourg) d'après la communication :
Genotypes and Phenotypes of Thyroid cancers
Sambrinho simoes
ICE 2004 - 12e congrès international d'endocrinologie - Lisbonne, 31 août - 4 septembre 2004


La classification des cancers thyroïdiens a été revue afin de permettre une meilleure adéquation du génotype, du phénotype et de l'évolution clinique des cancers thyroïdiens..
Les modifications majeures consistent essentiellement en la disparition des tumeurs à cellules de Hurthle, en une meilleure définition des variants folliculaires des cancers papillaires et des carcinomes folliculaires invasifs.
Les tumeurs à cellules de Hurthle formaient une classe "à part" définie par une grande abondance de mitochondries dans leur cytoplasme. Cette richesse en mitochondries peut être liée à la fois directement à des mutations de l'ADN mitochondrial et indirectement à des altérations du métabolisme des mitochondries, celles-ci entraînent au niveau du noyau l'envoi de signaux afin de multiplier le nombre de ces mitochondries. Cette accumulation prend du temps, ce qui explique des concentrations mitochondriales différentes au sein des cellules d'un même tissu.
L'altération de l'ADN mitochondrial est totalement indépendant ders altérations oncogènes. La présence de cellules de Hurthle est donc indépendante du pronostic de la tumeur, celui-ci dépend uniquement des caractéristiques prises en compte habituellement, caractère folliculaire ou papillaire, invasivité vasculaire, etc. Le caractère "présence de cellules de Hurthle" disparaît donc de la classification.
Les cancers folliculaires étaient classés en très invasifs et peu invasifs, la réponse pour les folliculaires comprendra maintenant le nombre et le type de vaisseaux envahis, ce qui permettra un meilleure évaluation du pronostic.
Les variants folliculaires des cancers papillaires semblent en fait être des cancers intermédiaires entre folliculaires et papillaires par les mutations présentées par les cellules et par leur pronostic. Il est très important de bien les classer car d'un point de vue clinique il peuvent présenter des métastases ganglionnaires mais aussi pulmonaires et osseuses, leur pronostic peut être proche de celui des folliculaires en fonction des mutations spécifiques.
Une meilleure compréhension de la corrélation entre génotype et phénotype permet donc une meilleure évaluation du pronostic de ces tumeurs.


La classification OMS 1998 des cancers thyroidiens a vécu !

Rapporté par Jean-Louis Sadoul (Nice) d'après la communication :
Genotypes and Phenotypes of Thyroid Cancer
Manuel Sobrinho-Simoes, Porto
ICE 2004 - 12e congrès international d'endocrinologie - Lisbonne, 31 août - 4 septembre 2004


Le cru 2004 sera disponible courant octobre avec quelques modifications : disparition de l’entité « tumeur à cellule de Hurthle » ; création du type « cancer thyroïdien peu différencié », et parmi les tumeurs vésiculaires distinction entre les cancers vésiculaires et les adénomes folliculaires de la forme « tumeur vésiculaire à potentiel malin incertain ».
La conférence de M. Sobrinho-Simoes s’est par ailleurs attachée à mettre en perspective la filiation progressive : génotype-phénotype-histoire naturelle de la tumeur. Trois volets ont été mis en avant.
Parmi les tumeurs vésiculaires l’absence de véritable marqueur moléculaire discriminant entre adénomes bénins et cancers, en dehors des résultats prometteurs de Cerutti et al. (J Clin Invest 2004) ; avec cependant le distingo à faire entre les formes marginalement ou largement invasives (plus volontiers mutées sur ras, positive pour HBME1 et négative pour galectin-3 in immunohistochimie) et les formes avec invasion de nombreux vaisseaux péricapsulaires (sujets jeunes avec de petites tumeurs comportant la translocation PAX8-PPARg et positives pour la galectine-3).
Pour les cancers papillaires (CP) les tumeurs avec une mutation de BRAF (V600E) dont l’architecture est papillaire (75% des tumeurs dites de Wathrin sont ainsi mutées) sont plus fréquentes chez les sujets plus âgés, moins volontiers multicentriques, que les formes avec un réarrangement RET-PTC. Le terme de tumeur type Bonzaï est même proposé (pousse lente et organisée). Les CP d’architecture vésiculaire portent rarement une mutation V600E de BRAF (moins de 5%) alors que 9% d’entre elles ont une mutation V601E. Les formes agressives de ces CP à expression vésiculaire ne sont pas encore précisées.
Pour les variants oxyphiles l’accent a été mis sur le caractère en général secondaire de cet enrichissement en mitochondries altérées pour les CP, les CP à expression vésiculaire ou les cancers vésiculaires. Les véritables tumeurs oncocytaires provenant, elles, de situations où les altérations du génome mitochondrial ou de gènes nucléaires impliquées dans le fonctionnement des mitochondries sont intervenues avant la mutation cancérigène.
L’arbre généalogique se précise donc pour chacun des types tumoraux ; ces données permettront à l’avenir une taille (un traitement) sur mesure pour chacun d’entre eux.
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