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Mourir est aussi un diagnostic

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bobettehors ligne
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MessageMourir est aussi un diagnostic

 (p543674)
Posté le: 30. Avr 2021, 12:45
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Intéressant article sur la fin de vie et les questions à se poser en amont.

Why is dying not seen as a diagnosis?
Pourquoi mourir n'est-il pas considéré comme un diagnostic?

Mettez en pratique ce que pense votre patient
Pourquoi mourir n'est-il pas considéré comme un diagnostic?

Audrey Chia explique pourquoi considérer la mort comme un diagnostic est important pour les patients en fin de vie.
https://www.bmj.com/content/373/bmj.n920Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
[...]Les gouttes, les tests sanguins, les scans et les tentatives de télescopes ont été arrêtés et il était temps de rentrer à la maison. Son équipe médicale a trouvé cette décision difficile à accepter. Ils m'ont pressé de la persuader de n'autoriser qu'un seul test de plus. Je leur ai dit que ma mère avait suffisamment souffert et avait besoin de se reposer. Elle a reçu des soins palliatifs et est décédée paisiblement une semaine plus tard.
[...]
Pourquoi n'avons-nous pas vu que ma mère avait raison? Ses symptômes correspondaient aux signes de la mort. Peut-être que nous ne voulions pas accepter la mort parce qu'il n'y avait pas de diagnostic. Comme nous avons dû l'apprendre, «mourir» est aussi un diagnostic.
[...]


Nous avons vécu quelque chose de semblable avec ma mère, et aussi avec ma tante peu auparavant.
Quelque chose leur disait, plus ou moins consciemment, que toutes ces explorations et autres n'avaient plus de sens, elles étaient entrain de mourir de toute façon.

Ma tante arrachait les perfs, sans doute que ça la dérangeait dans ses épisodes semi-conscients. L'équipe de soins palliatifs a renoncé à en remettre après deux ou trois tentatives.

Petite anecdote qui nous a interloqués à l'époque et maintenant ça me fait sourire : ma mère savait depuis peu que son diagnostic était vraisemblablement péjoratif (cancer pulmonaire vraisemblable selon l'imagerie, ponction "improductive" n'ayant pas prélevé de cellules caractéristiques d'un cancer), sans avoir idée (consciemment ?) de l'échéance... elle a refusé de manger un truc car ce n'est pas bon pour la santé ! Par réflexe peut-être ?
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kihors ligne
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MessageRe: Mourir est aussi un diagnostic

 (p543689)
Posté le: 30. Avr 2021, 19:43
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Citation:
[...]Les gouttes, les tests sanguins, les scans et les tentatives de télescopes ont été arrêtés et il était temps de rentrer à la maison.


C'est touchant Bobette, mais néanmoins assez ironique de revendiquer le droit de mourir LIBRE alors que pour avoir celui de VIVRE, de sortir de chez soi, de rentrer dans une salle, il faut désormais vider son sac, passer au détecteur de métaux, présenter un test PCR négatif ou scanner son code QR positif.
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bobettehors ligne
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 (p543695)
Posté le: 01. Mai 2021, 06:04
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ki, je ne crois vraiment pas qu'on devrait faire un parallèle.

Ici, il ne s'agit pas de liberté...
Pour les restrictions aux libertés en raison de la pandémie, je ne suis pas "décideur" et je ne saurais dire si l'on pourrait se passer de certaines mesures, mais vraiment je ne vois pas le rapport avec le présent sujet sur la fin de vie.

Cet article m'a touchée car il correspond tellement à ce que j'ai vécu ces dernières années, l'article met des mots sur ce que j'ai ressenti confusément...

Le thème porte notamment sur les investigations et traitements multiples etc qui en fin de vie sont plus proches de la torture que du soin.
Même si on comprend que les médecins (en l'absence de diagnostic, ou en tout cas de diagnostic au sens classique) tentent de trouver ce qui se passe et de sauver une vie... c'est que je l'ai vécu avec mes proches et plus particulièrement ma mère, il fallait parfois batailler tous les jours avec des médecins pleins de bonne volonté. C'était épuisant.

Et l'article aborde le fait qu'apparemment "ce qui se passe" est parfois hors de portée de la science (en l'état actuel de la science) car certaines personnes sont manifestement en fin de vie, même sans "diagnostic".

Il faut encore que certains médecins apprennent qu'il y a un temps pour laisser les gens "tranquilles" et surtout qu'on leur apprenne à discerner quand c'est le "bon moment" pour basculer dans les soins de pur confort... Mais peut-on l'apprendre ? Certains soignants en maison de retraite ou service de soins palliatifs possèdent manifestement cette connaissance empirique, par l'expérience je suppose.
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 (p543697)
Posté le: 01. Mai 2021, 08:57
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Ok mais il se peut -comme les philosophes l'ont postulé depuis l'Antiquité- qu'il y ait un parallèle et qu'apprendre à mourir revienne à apprendre à vivre ou réciproquement.
Hippocrate, médecin et philosophe, saurait peut-être soigner plutôt que monitorer, débrancher pour se reconnecter.

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 (p543704)
Posté le: 01. Mai 2021, 14:16
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ki, j'espère que c'est simplement une petite provocation au débat de ta part, et que tu ne penses pas sincèrement qu'on peut appeler la philo au secours !
Ou alors...
Dans les tranchées, certains s'accrochent à la religion sans doute, d'autres à la philo peut-être, ... on gère ses craintes comme on peut, certains peut-être de cette manière, pour rendre supportable l'insupportable, donner un sorte de sens aux horreurs pour ne pas perdre totalement l'esprit ?

Car quand je vois les gens qui m'importent 'partir', entourés et aimés, relativement paisiblement, soignés aussi bien que possible, en raison de leurs maladies chroniques ou du grand âge, je peux peut-être philosopher a posteriori.
Pas sur l'instant, car l'accompagnement est parfois une guerre des réalités qui s'affrontent, des décisions médicales à prendre ou à obtenir en temps réel, un affrontement pas toujours soft mais où personne n'a vraiment tort ni raison, une dentelle de bienveillance vraie à élaborer autour d'un humain particulier qui va vers sa fin. Du concret qui ne laisse pas le temps à la philo.

Mais philosopher sur la mort et la pandémie, avec un détachement d'intellectuel, c'est innommable, c'est cracher à la figure des gens en désespoir réel, concret, de certaines familles touchées ou populations de certains pays qui ont laissé faire la pandémie.
J'ai des images d'Inde et de Brésil devant les yeux.
Ce sont des humains ! Des mamans dont le bébé manque d'oxygène, des enfants dont les parents meurent comme des poissons sortis de l'eau !
Il n'est pas question ici d'apprendre à mourir philosophiquement !
On est en perte d'humanité, là ! C'est une étape qu'il faut s'empêcher de franchir ! Le détachement stoïque n'a pas sa place ici, cela n'a rien à voir avec la fermeté d'âme !
Et quand je vois des soignants chez nous qui deviennent irascibles etc car manifestement en burn-out... j'éprouve une compassion immense pour eux aussi, même quand ils me rabrouent.

Je n'ai pas la solution ceci dit. Je dis juste que c'est un autre problème.
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 (p543710)
Posté le: 01. Mai 2021, 16:37
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Bobette a écrit:
Mais philosopher sur la mort et la pandémie, avec un détachement d'intellectuel, c'est innommable, c'est cracher à la figure des gens en désespoir réel, concret."


Réfléchir au sens de l’existence face à la mort n’a rien d’immonde. C’est au contraire vieux comme le monde. Le monde. Celui qui manque d’oxygène au Brésil quand l’Amazonie brûle. Qui achète ses médicaments au marché noir en Inde quand l’Inde approvisionne tout le monde. Qui ferme les lits quand sa population vieillit. Qui enferme ses visons, ses enfants et ses vieux. Mes vieux, que je ne vais pas voir par amour mais pour motif impérieux parce que selon toi on aurait un cerveau à défaut d'avoir un cœur.
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 (p543718)
Posté le: 02. Mai 2021, 02:16
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J'ai partagé un article qui demande au monde médical de revoir sa copie quand il s'agit de déterminer le moment où la science n'a plus à intervenir pour tenter de guérir, et où il s'agit d'accompagner un mourant.
Situations que j'ai vécues et il me semble que cet article est une avancée quand il est bien compris.

Tu m'embarques dans un débat hors sujet, et où je n'ai ni le coeur ni la force de m'embarquer.
Si tu cherches à me faire fuir de VST, c'est réussi, tu m'épuises.
J'ai besoin de mon énergie pour bien d'autres combats du quotidien, de galères de vivants, de pertes de proches etc.
Je te laisse la place.
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 (p543728)
Posté le: 02. Mai 2021, 14:39
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En espérant ne pas être hors-ton-sujet : série le Cours de l'histoire des 26, 27,28 et 29/04/21 sur France Culture et sur la culture du mensonge :

https://www.franceculture.fr/emissions/series/la-mort-et-nousLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre
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