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RECITS d'opération

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AlainFredhors ligne
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 (p529720)
Posté le: 18. Avr 2020, 09:28
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Bonjour,

Je suis nouveau sur le forum et je vais décrire mon opération de thyroïdectomie réalisée le 12 février dernier à l’hôpital privé de Lyon – Mermoz.

Tout d’abord, le contexte :
Fin novembre 2019, C’est moi H. 46A qui ai découvert tout seul, une grosseur à la base du cou sur la gauche. Je prends un rdv rapidement auprès de mon médecin traitant qui me prescrit une prise de sang et une échographie. Les résultats sanguins sont OK (y compris la TSH à 2.02 μUI/mL). L’échographie montre un nodule thyroïdien de 6cm TIRADS-5 sans adénopathie. Rendez-vous dans la foulée chez un endocrinologue qui me prescrit du Lévothyrox 125, une prise de sang, un scanner cervical sans injection, une ponction échoguidée et un rendez-vous chez un chirurgien pour une thyroïdectomie totale.

Le scanner cervical ne montre rien d’autre que le nodule et la ponction est acellulaire (une bonne occasion ratée de détecter la mauvaise nouvelle découverte par la suite). La prise de sang est OK (calcium, calcitonine, Anticorps anti-TG à 11 UI/mL). A ce moment-là, je pense avoir un beau nodule thyroïdien avec 80% de chance qu’il soit bénin.

Le rendez-vous chez le chirurgien se déroule bien, car je suis en bonne forme physique. L’anesthésiste me félicite même pour mon bon état général : « Vous allez très bien ! », je réponds en souriant que quand même je vais subir une thyroïdectomie totale donc il y a quelque chose qui ne va pas !

L’opération est planifiée pour le 12 février 2020 avec une hospitalisation de 24h. Il n’y a pas de préparation préalable à part une douche avec un antiseptique la veille, et se présenter à 11h à l’hôpital à jeûn, rasé sur le cou et le haut du torse. A posteriori je sais que je n’avais pas suffisamment rasé le haut du torse et ça a été source de stress avant l’opération… je vous raconte.
Avec la Lévothyrox à 125, j’avais une TSH <0,01, avant l’opération.

Je me présente donc à l’hôpital à l’heure prévue, à jeun de toute nourriture depuis la veille, de boisson depuis H-3 heures. L’hôpital est assez récent, et c’est une vraie fourmilière. Heureusement j’avais réservé au préalable une chambre individuelle avec supplément pour la TV + Wifi.

Les infirmiers sont tous compétents et individuellement je n’ai rien à redire. Par contre collectivement, je trouve que le passage de consignes ne se fait pas bien. On me demande de m’installer confortablement dans ma chambre avec un jolie vue sur un toit terrasse et qu’on repassera m’apporter un petit rasoir jetable pour le haut du torse pour la douche pré-opération. Il y a une armoire avec serrure électronique pour enfermer ses papiers, appareils et son linge.

Une autre infirmière passe et me repose les mêmes questions que la précédente. Je lui redemande le rasoir jetable. L’opération est planifiée à 15h.
A 14h, ça toque à la porte, Ah super c’est le rasoir me dis-je, je vais passer à la douche. Ben non, c’était le brancardier qui venait me chercher pour l’opération et il s’étonne de me trouver ni douché, ni en tenue.

Branle-bas de combat, on courre me chercher un rasoir, je me douche à toute allure et du coup je m’irrite la peau avec ce foutu rasoir. On me met les bas de contention que je garderai jusqu’au lendemain et hop-là direction la salle d’op avec 15-20 minutes de retard. Je le sais car le bloc n’arrêtait pas d’appeler pour savoir où j’en étais.

Le personnel du bloc était sympathique et rassurant, on a discuté en souriant aux anecdotes qu’ils ont eu sur d’autres anesthésie. On me met un cathéter au bras, des détecteurs. Ils m’emmaillotent les bras le long du corps avec un drap bien serré et me mettent le masque sur le nez et la bouche. Comme je ne sombre pas tout de suite, ils me conseillent de prendre de grandes inspirations et … la suite je l’ai lue plusieurs semaines plus tard dans le compte-rendu opératoire.

La particularité de l’opération était le monitoring peropératoire de la mobilité des cordes vocales avec intubation de la sonde Medtronic NIM III. Du coup je n’ai eu aucune difficulté à parler dès mon réveil. J’ai appris après coup que souvent les personnes ont eu des problèmes de cordes vocales après une thyroïdectomie.

L’opération s’est très bien déroulée d’après le compte-rendu. La cicatrice a été refermée avec des agrafes cutanées + la pose d’un drain en silicone et un immense bandage du haut du torse jusqu’au menton. Je me suis réveillé vers 17h avec une faible douleur (style petite angine à la base du cou).

On me réinstalle dans ma chambre et on me met une perfusion de sérum + anti-douleurs. J’ai la voix un peu plus basse qu’habituellement. Je peux me lever pour aller aux toilettes.
L’opération aura été une formalité.

Je ne sais pas si c’est dû à mon retard en salle d’opération Smile mais j’ai été privé de repas du soir. Régime : eau tiède.
La nuit s’est bien passée, mais je me suis réveillé à chaque fois que j’avais besoin de changer de position. Une infirmière et une aide-soignante sont passées toutes les 4 heures pour vérifier ma température et ma tension. Tout est ok.

Le matin, j’attendais avec impatience mon petit déjeuner, car avec le Lévothyrox, j’étais depuis 2 semaines en hyperthyroïdie avec une faim de loup quasi permanente. Malheureusement le petit-déjeuner a été frugal : un fromage blanc, une compote et un petit jus de fruit.

Retour de l’équipe soignante du matin avec leur ordre et contrordre sur quand se doucher avant ou après le changement du pansement. Moi cela me semblait logique de me laver avant. Mais visiblement ce n’était pas le même avis de tout le monde. Visite du chirurgien qui me rassure que l’opération s’est bien passée et que sa secrétaire m’apportera tous les documents.

Je passe au Lévothyrox 150 + une grosse dose de calcium par jour. Je serai arrêté 4 semaines en convalescence. Le pansement est à changer tous les jours par une infirmière à domicile jusqu’à complète cicatrisation et il faut bien que je nettoie la cicatrice avec un aérosol d’eau thermale, 2 fois par jour.

Avant de sortir, on me retire le drain qui n’était absolument pas gênant je tiens à le signaler, ainsi que la moitié des agrafes. On me change le pansement et on me dit que je peux me doucher. Finalement l’équipe du changement du pansement avant la douche a eu gain de cause à mon grand étonnement. Je m’apprêtais à y aller, lorsqu’un kiné est venu me masser la nuque et les épaules.

Ca c’est une agréable surprise, car lors de son massage, je me suis rendu compte que j’étais très noué par l’opération + la nuit peu pratique avec la perfusion et l’immense pansement et cela m’a été très profitable.

Douché, j’empaquète mes affaires et je quitte ma chambre un peu avant 11h du matin. 24h chrono.
Pour les personnes qui choisiraient cet hôpital-privé. C’était globalement très bien, propre, avec une chambre et une salle de bain spacieuse. C’est assez cher (dépassement d’honoraire, chambre individuelle), donc il est préférable d’avoir une super bonne mutuelle (ouf c’était mon cas, je n’ai rien eu à payer)

Après l’opération, les dernières agrafes m’ont été retirées par l’infirmière à domicile le lendemain. L’infirmière est venue tous les matins me changer le pansement. On a galéré sur les pansements car j’ai bien essayé plusieurs pharmacies, je ne trouvais pas de pansement aux bonnes dimensions. Ma cicatrice à la base du cou mesure environ 8 cm. Et les pansements sont de dimensions 10x5 ou 20x20.

Conseil pour les futurs opérés demander avant l’opération à votre pharmacien de vous commander des pansements adaptés, moi il m’aurait fallu des 12 x 5. Avec l’infirmière, on s’est débrouillé en mettant 2 pansements de 10x5 redécoupés qui se chevauchaient. Mais on n’a pas résolu l’insoluble problème de nettoyer 2 fois la cicatrice par jour en ne changeant le pansement qu’une fois par jour Smile

Je n’ai pas eu besoin d’anti-douleurs dans les jours suivants l’opération. Juste du Doliprane. Par contre je n’ai pas bien supporté la grosse dose de calcium (crampes d’estomac, nausée, diarrhée, vertiges). J’étais plus malade après l’opération qu’avant. Le chirurgien m’avait prescrit 3 fois la dose normale quotidienne. Il m’avait signalé que si j’avais des effets secondaires, je pouvais réduire la dose. Finalement j’ai pu stabiliser mon état en 2 jours en réduisant à seulement 2 fois la dose normale pendant 10 jours, puis 1 plus petite dose pendant les 15 jours suivants.

La cicatrice s’est complètement refermée en 10 jours, bien propre. 2 mois après l’opération je la masse quotidiennement avec du cicalfate et l’œdème sous-cicatriciel énorme au début se résorbe lentement, lentement, désespéramment lentement.

Voilà le compte rendu de mon opération.

Malheureusement pour moi, je vais continuer mes aventures avec vous sur une autre partie du forum… A plus.
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CarolineB54hors ligne
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MessageThyroïdectomie en 2 fois.

 (p531923)
Posté le: 20. Mai 2020, 09:30
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Bonjour, nouvelle sur le forum je vais y ajouter mon propre récit.

Pour le contexte, j'ai d'abord été opérée une première fois début mars 2020. On a retiré le lobe gauche à cause de plusieurs nodules dont un de 5 cm. La cytoponction n'était pas significative donc le chirurgien a voulu préserver ma thyroïde.

Malheureusement l'analyse postopératoire a révélé un carcinome papillaire d'architecture vésiculaire encapsulé de 4 cm. Me revoilà opérée une seconde fois le 14 mai 2020 pour retirer le reste de la thyroïde.

Comme à la première opération, cela se passe en ambulatoire à la clinique gentilly de Nancy. Je suis opérée par le docteur Michel Virte.
Endormie à 7h15, j'émerge en salle de réveil à 10h15 soit une heure après la fin de l'intervention. Pas de douleur, pas de nausées mais je reste dans les brumes de l'anesthésie jusqu'à 11h30. Après tout va bien mais je trouve le temps long. On me garde en salle de réveil jusqu'à 13h, après le retour des analyses de sang. Le seul inconvénient en dehors de l'ennui c'est que j'ai très fréquemment envie d'uriner. J'ai également la gorge très irritée par l'intubation. Mais je sais que les pastilles d oropolis les granules d'arnica vont résoudre ce problème.

De retour en chambre, j'ai droit à une petite collation. Ça tombe bien, j'ai faim. De plus, cette fois ci, je suis seule en raison de l'épidémie de covid 19. On essaie de s'occuper comme on peut tout l'après-midi entre 2 passages aux toilettes. Toujours pas de douleur, ni de nausées. A 18h, je suis libérée et je rentre chez moi. La cicatrice est fermée par de la colle donc pas de bain pendant 10 jours et les douches sont limitées dans le temps. Juste 5 minutes, avec de l'eau pas trop chaude et sans mouiller directement la cicatrice.

La première nuit est difficile car j'ai du mal à trouver une position pour dormir. Pas de douleur mais j'ai préféré reprendre du tramadol, un opiacé prescrit à ma première intervention.
La première fois j'en avais pris pendant 3 jours mais je déteste cette sensation d'être en permanence dans le brouillard. Alors cette fois ci, je n'en ai pris qu'une seule fois et à partir du 2e jour, le daffalgan me suffit. Bon 4 doses par jour quand même dont une au milieu de la nuit car ça tiraillait franchement. Au point d'hésiter à reprendre du tramadol.

Aujourd'hui c'est le 6e jour après l'opération. Comme la dernière fois, je n'ai presque plus besoin de paracétamol. Juste 2 doses par jour.
Les 3 premiers jours, j'avais tendance à dormir la majeure partie du temps, maintenant je n'ai plus besoin de faire la sieste et j'ai retrouvé ma vigilance habituelle. Mais j'apprécie quand même de m'allonger l'après-midi.
Les effets secondaires de l'opération sont des nausées et de temps en temps j'ai très froid puis ensuite très chaud. A la première opération, cela s'était arrêté au bout d'un mois.
Et cette fois, comme on m'a mise sous calcium, je n'ai pas de crampes dans les jambes.
Bien évidemment je dois m'habituer au levothyrox mais le dosage semble plutôt bien convenir.

Je revois le chirurgien le 25 mai pour examiner la cicatrice et mon état général. Peut-être qu'il aura une date à me donner pour l'iratherapie qui doit compléter l'intervention.

Voilà pour mon expérience personnelle.

Merci pour ce forum qui a répondu à beaucoup de mes questions depuis que le cancer m'est tombé dessus à tout juste 30 ans. Grâce à vous on se sent moins seul.
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Beatehors ligne
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Carcinome papillaire...
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 (p532956)
Posté le: 04. Juin 2020, 19:23
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Récit de Coleen, opérée le 26 mai 2020 à la Pitié-Salpétrière :

Lien à l'intérieur du forumOpérée le 26 mai
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zozo2hors ligne
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MessageOpération TT

 (p534274)
Posté le: 22. Juin 2020, 10:45
Merci. Ce message m'a été utile ! dit : Beate
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Bonjour à toutes et à tous

Je reviens sur ce site pour donner des renseignements concernant mon opération car ce site a été une mine précieuse d'informations.

Pour résumer, j'étais Hashimoto depuis 2016 et en 09/2019 je suis passée Basedow. J'ai été sous neomercazole une semaine et mon endocrinologue m'a prescrit une PDS et le traitement attaquait mes GB qui sont naturellement en dessous de la norme labo de manière constitutive. Rentre temps j'étais repassé en hypo : levothyrox et rebolotte hyper. RDV pris en janvier avec un hématologue qui a donné son ok pour continuer le traitement mais mon endocrino étant frileux je suis en restée sans traitement jusqu'au mois de mais où j'ai pris du propylex et rebelotte diminution des GB.

Donc mon endocrino m'a proposé les 2 solutions l'irathérapie ou la TT.
A près réflexion, j'ai choisi la TT.

Je me suis fait opérer le vendredi 19/06 à l'hôpital Gui de Chauliac de Montpellier.

Je suis rentrée la veille.

Opération à 10H, retour vers 17H.

L'opération s'est bien déroulée au sens chirurgical. j'avais un redon.

La nuit a été difficile, je n'ai pas du tout dormi et j'avais du mal à déglutir.
Il m' a été servi une soupe le soir je n'ai pas pu la boire.

Merci pour les conseils d'apporter la paille et un brumisateur qui m'ont été fort utiles ainsi que les pastilles que je sucais (+ le sèche cheveux).

Le lendemain matin, j'ai bu quelques gorgées de café et au fil du temps, j'ai commencé à récupérer ma voix et la déglutition facilitée.

L'équipe hospitalière est vraiment top.

Je suis sortie hier.

Je suis extremement fatiguée mais j'imagine que c'est normal.

La calcémie était faible donc je prends un traitement et j'ai un RDV dans 10 jours avec le chirurgien.

Bonne journée.

Et bon courage à toutes celles et ceux qui vont être opérés.

Après la pluie, le soleil...

Bien cordialement.

Zo
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ClaireBhors ligne
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MessageThyroïdectomie - saison 2

 (p535474)
Posté le: 10. Juil 2020, 22:44
Merci. Ce message m'a été utile ! dit : Beate
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Bonsoir, juste un mot pour indiquer que j'avais eu ma deuxième opération pour la thyroïdectomie et que cela s'était très bien passé (comme la première opération d'ailleurs). J'ai profité du déconfinement pour avoir la seconde opération. En octobre 2018, je témoignais dans ce forum car j'avais eu un goitre multinodulaire et ma thyroïdectomie totale s'était transformée en partielle du fait d'un problème de corde vocale. Au bout d'un mois, j'ai retrouvé ma voix de soprano et je massacre à nouveau allègrement le répertoire du regretté George Michael que j'aimais tant. Embarassed Bon, entre les deux opérations j'ai tout de même pris 10 kg, alors ça, ce n'est vraiment pas cool. Mon médecin ne m'a prescrit des hormones qu'en début de cette année et là, j'ai perdu 5 kg en trois mois (contre 0 en 4 ans) en suivant les préconisations d'un médecin du sport spécialisé dans les patients obèses qui ont des pathologies liées à la thyroïde, au diabète etc...j'ai repris le sport à raison de 3 séances de cardio training d'une heure par semaine (vélo elliptique, vélo semi allongé et aérobic ou fitness) puis, en plus du rééquilibrage alimentaire que je suivais depuis 4 ans, j'ai arrêté de manger tout ce qui était à base de blé.
Pour la seconde opération, le 2 juillet dernier, je me suis levée du lit dès que j'y ai été autorisée afin d'éviter un début de lumbago comme j'avais failli avoir la première fois. Comme c'est l'été, j'ai pris juste un paréo pour mon séjour à l’hôpital ainsi que mes pailles pour boire sans douleur. Une vraie touriste ! La bonne surprise, c'est qu'au réveil, après l'opération, je me suis raclée la gorge deux fois puis j'ai pu me rendre compte que ma voix n'avait pas bougé (youpi !). J'ai vu le chirurgien qui m'a indiqué qu'il avait bien galéré car le reste de thyroïde avait beaucoup enflé et en plus, des nodules étaient venus s’incruster à la fête. Bon, il ne me l'a pas expliqué comme ça, mais en gros, il était bien content que ce soit la dernière fois, lui aussi. Cette fois, ma perfusion n'est pas tombée en panne et j'ai reçu environ 2 litres d'eau par ce biais, le premier jour, en plus des 3 brocs d'eau que j'ai bus. J'ai passé le plus clair de mon temps dans le fauteuil de la chambre. Cette fois, je n'ai pas été réveillée la nuit pour le relevé des constantes, ça c'était bien. J'ai eu tout de même la nuque raide à cause de l'intervention et aussi de mon poids (1 quintal pour 1,69m). La calcémie étant à peine au-dessus des normes, je prends un traitement de cheval pendant un mois matin, midi et soir. J'en profite pour remercier le forum du fond du cœur, car, si je n'avais pas lu un message consacré au sujet du calcium, je n'aurais pas pensé à espacer la prise du Levothyrox et du calcium, de sorte que ma nouvelle vie aurait un peu mal démarré. Je suis sous Levothyrox 150. Pour l'instant, je me sens bien. Mon "garde malade" me freine pour que je ne me remette pas au sport tout de suite. J'essaie d'être raisonnable en attendant que mon taux de calcium remonte mais je passe devant les appareils régulièrement, la bougeotte commence à me titiller sévère. Wink
Je ne sais pas trop s'il est déconseillé ou pas de reprendre le sport mais comme je suis en convalescence et sous traitement, j'y vais molo. Cela fait une semaine que je suis sous Levothyrox maintenant, je ne sens pas de différence pour l'instant je suppose que cela viendra dans quelques semaines, une fois que les hormones de synthèse auront définitivement remplacé les hormones naturelles dans l'organisme. Vous ne pouvez pas savoir à quel point je suis heureuse d'être tombée sur ce site Internet. Grâce à vous, qui avez posté des messages et éclairé ma lanterne de bien des façons, j'ai pu aborder ces deux interventions en tout sérénité. Merci, merci, merci.
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Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Ecrire un message dans le livre d'or Merci, ce message m'a été utile. imprimer le message de: ClaireB Thyroïdectomie - saison 2
Loulou57hors ligne
Inscrit le: 01.09.20
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MessageThyroïdectomie totale 25/08/20

 (p537210)
Posté le: 01. Sep 2020, 13:59
Merci. Ce message m'a été utile ! dit : Noush23
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Bonjour,
ce site m’a beaucoup aidé pour affronter mon opération, c’est maintenant à mon tour de vous faire le résumé de mon opération qui j’espere vous sera utile.
Pour commencer, maladie de Basdow depuis 2001 avec des haut et des bas et une’ grosse récidive il y a presque 2 ans et depuis impossible de stabiliser la TsH !
Opération le 25/08 au CHU de Haguenau après des jours très difficiles car j’etais terrifiée. C’était ma toute première opération !
Donc arrivée à l’hopital Mardi matin à 8h pour l’opération prévue à 10h. On m’amène dans ma chambre et on me’ rapporte la superbe blouse puis les brancardières viennent me chercher, et à ce moment là en voyant mon mari et ma fille rester dans la chambre je m’effondre ! Le personnel hospitalier a été remarquable, d’une extrême gentillesse. Puis tout est allé très vite, ils ne m’ont pas laissé le temps de réfléchir et hop endormie et aussitôt réveillée.
Réveil à 12h, j’avale, douleur semblable à une angine mais très supportable. Je parle, assez bien aussi. Je suis surtout soulagée, c’est fini ! J’ai 2 rendons qui sortent de mon pansement et une perfusion à la main.
Retour en chambre, je suis plutôt en forme.
Vers 18h arrive le repas, purée et steak haché, je n’en suis pas sûr et de pouvoir avaler la viande mais j’ai tellement faim que j’essaie et finalement ça passe pas trop mal, doucement oui avec beaucoup d’eau mais sans problème de fausse route.
La nuit est longue, pas du tout à cause de la’ douleur mais j.ai tellement peur de bouger avec les différents tuyaux et les’ soignants viennent prendre les constantes toutes les´ 2h.
Le deuxième jour il n’en se passe pas grand chose, rien du tout même.
Le troisième jour, on me retire les tuyaux (ça fait beaucoup de bien) prise de sang pour le calcium. Vers 10h le chirurgien vient me voir, je peux sortir les taux sont bons.
Ça fait 8 jours aujourd’hui et j’en vais plutôt bien. Plus du tout de douleurs.
J.apprehendais tellement cette opération mais finalement tout c.est très bien passé et je tiens vraiment à remercier tout le personnel de l’hôpital qui a été vraiment formidable
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Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Ecrire un message dans le livre d'or Merci, ce message m'a été utile. imprimer le message de: Loulou57 Thyroïdectomie totale 25/08/20
Noush23hors ligne
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MessageThyroidectomie totale = ma libération

 (p537391)
Posté le: 07. Sep 2020, 14:37
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Bonjour à tous,

Je suis une jeune femme de 28 ans. Jeune inscrite sur le groupe que j'ai trouvé après de nombreuses recherches sur la Maladie de Basedow.

Celle-ci m'a été diagnostiqué en Juillet 2019, 1 mois et demi avant mon mariage.
Comme un coup de masse sur la tête.
C'est vrai que j'avais des signes qui ne trompait pas, mais quand on ne connaît pas...
Je suis pourtant infirmière depuis 6 ans, et je n'ai jamais rencontré cette maladie dans les services dans lesquels j'ai travaillé...

Après le traitement médical, de NOMBREUX RDV avec mon Endocrinologue j'ai rencontré un chirurgien reconnu qui par CHANCE travaille dans l'hôpital ou j'exerce actuellement.
Rdv pris je suis opérée le 24 Août 2020. Le jour de mes 1 an de mariage. Date symbolique ? Je pense.

Mon mari a été un Homme exemplaire sous toutes ces formes pendant cette longue année.

Arrivée le Dimanche 23 à 15h, on est hospitalisé la veille pour que toutes les formalités soient bouclées.
J'ai la chance d'avoir un soutien exemplaire de la part de ma famille et de mes collègues qui ont été ultra présents pendant toute mon hospitalisation.

Il est 18h, mon mari part travailler.
On me ramène mon plateau repas... je vous laisse deviner. Rien d'appetissant surtout pour un dernier vrai repas avant plusieurs jours. Je prends mon téléphone et commande sur une application de livraison.
Il est 23h, l'infirmière de nuit passe me prendre mes constantes et me donne ma prémédication pour la nuit. Pensant dormir comme un Loir toute la nuit, il est 3h30 du matin et je n'arrive plus a fermer l'œil de la nuit.
J'ai fais le tour des réseaux sociaux, je me suis baladée dans les couloirs de l'hôpital histoire de faire passer le temps...
6h30 l'aide soignante m'indique que c'est le moment d'aller prendre ma douche pré opératoire.
Je rejoins tous le matériel nécessaire, retire tous mes piercing et insiste sur la base du coup, là où ça va se dérouler. C'est la dernière fois que ma thyroïde et moi avons eu un moment d'intimité.

Une collègue enfin bien plus que ça une amie, m'a proposé de venir me tenir la main jusqu'au moment où il m'endormirait.
J'ai évidemment accepter sans hésiter. Il était important pour moi d'avoir du monde familier à mes côtés. Je travaille en réanimation et endormir les gens c'est qqch que je fais beaucoup. Et c'était la partie qui me faisait angoisser le plus.

Il est 9h, mon amie Sofia est là. On discute de tout et de rien. Le brancardier arrive et ils me descende tous les 2 au bloc.

J'arrive dans ma salle d'opération la salle 1, l'infirmière anesthésiste présente est une collègue avec qui j'ai pu travailler pendant la période covid. Un amour de femme, une perle d'une douceur indescriptible prénommé Vanessa.
Il est 9h30, on me pose ma perfusion, le cocktail sédatif commence à agir et je pars au pays des rêves les yeux plongés dans le regard de Sofia.

Il est entre 12h et 12h30, j'ouvre les yeux on m'emmène en salle de reveil. Je suis molle mais je discute, ma voix a l'air normal c'est top ! Par contre j'ai mal, j'ai mal au cou comme un énorme torticolis et a la gorge comme une angine mais un degré supérieur. Je suis plutôt qqn qui tolere bien la douleur pourtant.

Après 3h en salle de reveil je peux enfin remonter dans ma chambre. Je me sent en pleine forme ! Je me lève pour aller aux toilette, j'ai envie de prendre une douche, je me lave les dents comme si rien ne s'était passé.

Je ressens au fond de moi un tel soulagement...
Mon mari s'empresse de venir me voir. Mes collègues passent au compte goutte me voir.
Tout le monde est hyper cool et chaleureux avec moi.

Il est 19h tout le monde s'en va. L'anesthésie s'est bien éliminée et les douleurs commencent à se faire gentillement ressentir.
On me donne des antalgiques et mon repas du soir que je peine à avaler.
Je bois avec une paille, impossible pour moi de mettre la tête en arrière.
Il est 23h, l'infirmier de nuit fait son tour, me prend la température et la tension. Ne me donne pas d'antalgiques car il est trop tôt. Il m'indique de ne pas hésiter a sonner si ça ne va pas.
2h du matin. Yeux grands ouverts j'arrive a peine à avaler ma salive tellement j'ai mal. 3h30 je daigne sonner en larme...
L'infirmier arrive dans les 5 minutes. Il s'empresse de me soulager le plus rapidement possible. M'injecte de la Morphine dans la cuisse dans les 30 min je me suis endormie mais toujours pas soulagée...
L'équipe du matin arrive, il est 7h et l'interne du service vient me rendre visite.
Il est très étonné de mes douleurs, me palpe la base du cou et me dis que tout est normal. Ou est la normalité pour la médecine et celle pour le patient... je ne sais toujours pas.
Le staff au complet se rend dans ma chambre vers 9h avec le chirurgien qui m'a opéré.
Il veut me garder encore 1 journée au vue des douleurs que j'ai mentionné. OK très bien il m'avait dit que je ne sortirai que 2 jours après l'opération de toute façon.
Je ne me repose pas, ni la nuit, ni la journée. Je suis a bout de nerfs et à bout de force.
Ma perfusion me fait mal, mais je ne dis rien je n'ai pas encore envie de souffrir (le comble pour une infirmière quand même haha).

Les visites s'enchaînent, mon mari, ma mère les collègues, ma sœur...
Je parais en forme pourtant je suis creuvée.
Il est 19h on me ramene mon plateau repas, je ne touche a rien. Ma mère m'avait ramené ce qu'il faut.
L'infirmière de nuit fait son tour vers 21h, je suis douloureuse mais elle n a rien a me proposer a part du paracetamol. " Je vais le passer dans la perfusion "qu'elle me dit. Je hoche la tête, mais je sais pertinemment qu'elle va devoir changer ma perfusion au vue de la tronche qu'elle a... "ah ben on va la changer la perf elle est pas terrible " ce que je redoutais. Je suis déshydratée et mes veines c'est un désastre apparent.
Elle m'explique ou elle va piquer etc... je suis pas convaincu par l'endroit qu'elle choisit. Ce qui devait arriver, arriva, elle me loupe "Olala C. J'ai raté L'infirmière du 304 mon Dieu" qu'elle dit à sa collègue. Je l'avais prévenue mais bon c'est le jeu. Je lui donne mon autre bras, elle me repique c'est bon cette fois. Après ce léger moment de souffrance, je suis descendue manger dans mon service avec mes collègues, c'est plus chaleureux quand même. Je finis ma soirée avec eux et decide d'aller me coucher vers 23h30.
La nuit est longue, il y a beaucoup de bruit dans le service. Je me retourne dans tous les sens, je ne trouve pas de position antalgique.
Il est 4h L'infirmière vient me voir, je lui dis que j'ai toujours mal. Elle regarde sur son ordinateur, dans mon dossier je n'aii que du Doliprane. Alors que la veille j’ai eu le droit a tous les palliers d'anti douleurs qui existent.
Elle appelle l'interne de garde "Mme Espinosa au 304 a mal, elle n a rien de prescrit a part du doliprane qu'est ce que je peux lui donner" j'entends "Acupan" je lui murmure gentillement que les anti inflammatoire étaient bien plus efficace que ça...ni une ni deux elle negocie j'ai mon anti inflammatoire dans mon pochon qui coule gentillement.

Je peine a retrouver le sommeil quand l'équipe de jour arrive. Ma seule obsession a cet instant c'est de vouloir rentrer chez moi.
Je ne supporte plus le lit, ni le bruit, ni la douleur. Je pleure de ras le bol. A m'écouter ça fait 3 mois que je suis hospitalisée 🤣🤣🤣

L'interne arrive dans ma chambre, je le supplie de me laisser rentrer chez moi aujourd'hui. "Je vais voir avec votre Chirugien Mme Espinosa..." et il s en va.
La matinée ressemble à celle de la veille.
Il est 11h30 j'ai déjà préparé toute mes affaires dans l'espoir de satisfaire le "dieu" de la sortie.
Mon mari m'appelle vers 12h "bébé tu as faim?" Je m'effondre "bon OK j'arrive".
Je suis au bout de mon seuil de tolérance.
Je me suis rendue compte pendant mes 3 jours d'hospitalisation a quel point les patients étaient maltraités sous tous les points. Grâce à ça je me suis énormément remise en question sur ma pratique professionnelle. On va dire que c'est un mal pour un bien !

Mon mari arrive, l'infirmière d'après midi passe me prendre les constantes. Je lui demande ce qu'il en est pour ma sortie, elle ne semble pas au courant. Dans les 30 minutes qui ont suivi, l'infirmière du matin qui s'est occupée de moi depuis mon arrivée me ramene mes papiers de sorties. Je bondis de mon lit tel un kangourou en plein élan.
10 minutes après, a peine, j'avais quitté les lieux.

Mise a part mon problème de tolérance de l'environnement hospitaliser malgré que j'y travaille, je suis tombée sur une équipe tolérante et bienveillante. Et ça n a pas de prix. Mon retour à la maison n'a pas été simple. Je suis à J15 post-op et je vais beaucoup mieux !

Courage aux futurs opérés, c'est un petit mauvais moment à passer. La suite ne sera que meilleure !
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MessageRécit Thyroïdectomie

 (p538436)
Posté le: 11. Oct 2020, 16:20
Répondre en citant

Bonjour,

J'ai été découverte en 2003 (à mes 29 ans) en hypothyroïdie Hashimoto et goitre multinodulaire (nodules dans chaque lobe). J'ai été suivie toutes ces années et pris le Lévothyrox. L’un des nodules grossissait depuis l’année dernière, classé en juin 2020, TIRAD 5 et 2 ganglions douteux. La ponction était dite rassurante mais à refaire en décembre. J’étais inquiète, ne savais pas quoi décider. J’avais la crainte que ce nodule continue d’évoluer, de passer à côté après 17 ans de suivi (de stress) et de prise du Lévo de manière très assidue. Heureusement, Pierre du forum m’a expliqué, donné son avis. J’ai échangé avec mon endo qui m’a dit que le suivi permettait cela, de gérer l’évolution mais qu’il fallait surtout être prête dans sa tête pour la chirurgie. J’ai rencontré le chirurgien qui envisageait donc une thyroïdectomie. Il m’a expliqué que ma thyroïde est toute petite, que si les chairs du 1er lobe retiré adhéraient au nerf récurrent, il ne pourrait pas enlever en même temps le second lobe (un signal électrique serait envoyé pour s'assurer de l'état du nerf afin de ne pas risquer une paralysie des 2 nerfs). Concernant les 2 ganglions douteux, il m’explique qu’il existe un risque de les enlever, étant très proche d’une parathyroïde.
L’opération est programmée pour le 01/10/20, je croisais les doigts pour qu’elle soit retirée en une seule fois, voici mon récit :

Jour J : Prise de mon Lévothyrox 50 avec un filet d’eau, douche et j’arrive dans le service de Chirurgie endocrinienne du CHU de Dijon, à 7H00 (opération prévue 8H00). L’infirmière vérifie mon dossier et j’enfile la tenue pour le bloc, le bracelet. Mes affaires sont rangées dans une armoire fermée par l’infirmière. J’étais douchée de la veille, du matin même et je portais déjà mes bas de contention. L’infirmière me prend les constantes et je m’installe dans mon lit. Je suis dans une chambre particulière, qui comporte une salle de bain, nickel. Mon mari me quitte, le brancardier arrive. Hop, en route, direction le bloc opératoire de la pédiatrie. Le chemin est long, je discute avec le brancardier, j’essaie de me détendre le corps par la respiration. A l’arrivée, je stationne devant le bloc, un enfant attend aussi (extraction de dents), je suis accueillie par des infirmières super sympas, je me coiffe d’une charlotte, j’enfile mes chaussons et je m’installe sur la table d’opération. Je suis bien au chaud sous ma couverture, un tuyau qui diffuse de la chaleur est glissé près de mes jambes. On me pose le cathéter, un petit masque et je regarde l’anesthésiste piquer le tuyau. Mes deux dernières inspirations se raccourcissent et hop, j’ouvre les yeux en salle de réveil. Il n’y a aucun bruit, je ne ressens rien, je déglutis, rien… et je peux bouger un peu ma tête de gauche à droite. Il est 11H20. Une infirmière arrive aussitôt, elle me place une poche de glace sur la gorge, c’est lourd! et me demande comment je me sens. A ma grande surprise, je parle, bon, ce n’est pas terrible, comme enrouée, faiblement, mais ouf, je suis rassurée. J’ai un mètre de couturière placé sous la nuque qui leur permet de mesurer si j’enfle, les constantes sont prises. Je somnole, m’endors peut-être. 12H20, une infirmière revient me voir et je m’efforce de lui demander si ma thyroïde a bien toute été enlevée, elle me répond que tout a été réalisé comme prévu. « Et les ganglions douteux ? », elle ne sait pas. Néanmoins, elle m’informe que je suis dans le service depuis plus de 2 heures, l’opération avait duré 1H30 malgré une prévision de 3H30. Je suis rassurée par l’ablation totale et ma voix. Les infirmières passent, repassent et je suis ramenée dans ma chambre à 14H30. Ensuite, j’ai pu être levée par étape, aller aux toilettes sous la vigilance des infirmières, boire et le chirurgien passe me voir. Il m’explique que tout s’est bien passé, que la thyroïdectomie s’est effectuée finalement facilement, sans adhérence, qu’il a bien vu et réussi à maintenir en place mes 4 parathyroïdes (à voir si elles n’ont tout de même pas été malmenées, contrôle du calcium le lendemain). Concernant les ganglions douteux, il a préféré les laisser en place, leur apparence était plutôt un signe de thyroïdite. Ma thyroïde était toute petite et dans le même état inflammatoire sur les 2 lobes.
18H30, le dîner est servi : je me contente de la purée et du yaourt. Je suis lente mais cela passe sans douleur. La position presque assise m’est très inconfortable, j’ai mal ainsi et des vertiges. Blottie dans mon lit, avec ma poche de glace, je n’ai pas vraiment mal, je somnole mais je n’arrive pas dormir dans cette position, même si je n’ai pas de redon. Chaque effort, aller aux toilettes, boire, manger relève d’une épreuve, d’un marathon et m’épuise beaucoup. Ma nuit est difficile. La poche de glace permet de dégonfler et je préfère l’avoir mais complique l’endormissement sur le dos, finalement, je somnole seulement.

J+1 : Le matin, prise de mon Levothyrox 50 habituel, prise de sang pour le calcium, petit-déj et je finis par m’endormir. Le chirurgien passe, mon taux de calcium est bon. Il demande en complément la parathormone. Il me réexplique tout, appréciable car j’étais la veille quand même dans le brouillard. La douche est appréciable. Je découvre ma cicatrice par la même occasion, pas eu le courage ni l’envie, la veille : elle est fine et mesure environ 6 cm. Le reste de la journée, il ne se passe par grand-chose, les infirmières passent régulièrement, je suis très fatiguée, je réussis à dormir 2 heures sans la poche de glace. Ma seconde nuit est aussi difficile que la précédente.

J+2 : Le chirurgien passe et confirme ma sortie en fin de matinée, mon taux de parathormone est bon. Il me prescrit des dafalgans et du Levothrox 75 (je prenais du 50 jusqu’à là, mon poids : 45 kg), une prise de sang TSH, T4 à faire dans 6 semaines et un arrêt de travail de 3 semaines. Il me rappellera dans 10 jours pour le résultat de l’anapath.
De retour à la maison, je ne porte plus de glace de manière continue. L’infirmière m’avait donné une poche de glace à remplir pour la maison mais j’utilise un petit sac de congélation rempli de petit pois, emballé dans un tissu fin, bien plus léger, plus petit que j’ai adapté à la taille de mon cou. Ne portant pas de glace pendant les siestes et la nuit, je dors beaucoup et récupère. Par contre, de forts tiraillements se font ressentir. Redresser ma tête (droite mais pas en l’air) et être assise à table sans douleur et vertiges devient possible seulement à J+9. Ma cicatrice est très fine (trait d’un stylo).

Lire les récits d’opération m’a franchement aidé à appréhender cette période. Nous sommes deux sur ce forum à avoir pu échanger à propos de Dr Santucci (chirurgien) et de son équipe. Nous sommes 100% d’accord pour affirmer que le personnel est au top, disponible, très sympa et que ce chirurgien mérite d’être davantage connu. Dr Santucci est vraiment extraordinaire, pas seulement pour sa dextérité, d’un rapport humain juste incroyable, il prend le temps d’échanger, c’est vraiment ce qui tranquillise lors du RDV pré opératoire. Il m’avait été conseillé par l’endo qui avait réalisé l’écho, ponction. Les opérations de la thyroïde effectuées en pédiatrie est son choix, sa préférence. Peut-être que le tuyau d’intubation est plus petit pour les enfants et de cela, a pu entre autres m’éviter la douleur type angine décrite par certains.

En prévention, il m’a été donné du doliprane (2X500) du jeudi après-midi (retour chambre suite op.) toutes les 5 heures jusqu’au vendredi midi. Puis une prise soir et matin jusqu’au samedi soir et ensuite, je n’en ai pas repris.
Aussi, j’ai pris Opium, Arnica et Nux vomica en 7CH, 3 fois /j. Puis, uniquement Arnica pendant 7 jours. Impossible d’évaluer les bienfaits mais aucune couleur bleue, jaune n’est apparue, peu gonflée et surtout de sucer les billes, cela m’apportait de la salive, utile l’après-midi après l’opération.

Si vous souhaitez des informations complémentaires, je vous répondrai sans hésiter.

Mariekate
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Nieniesse71hors ligne
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Messagevoici le récit de mon opération du 24 novembre 2020

 
Posté le: 30. Nov 2020, 15:34
Merci. Ce message m'a été utile ! dit : Aliette
Répondre en citant

Bonjour, ça va faire bientôt une semaine que j'ai été opérée de la thyroide, voici donc le récit de mon opération. Pour rappel, j'avais deux gros nodules sur le côté guauche de ma thyroide, un de 7 cm et un de 5 cm au dessus et l'autre côté était attrophié, ça m'écrasait la trachée et la déviait. Bref, il fallait me retirer toute la thyroide.
Je suis arrivée à 7h30 à l'hôpital de Mantes la Jolie au service des opérations, on m'a d'abord fait attendre dans une salle d'attente avec mon sac puis on est venu me chercher pour m'amener dans ma chambre. J'ai dû prendre une douche et enfiler la super chemise de nuit ouverte dans le dos que l'hôpital m'a si gentiment prêté. J'ai attendu qu'on vienne me chercher pour me descendre au bloc. J'avais réussi à rester zen jusque là mais arrivée au bloc, c'est la cata, les larmes montent et je me mets à pleurer sans pouvoir m'arrêter.En plus la chirurgienne vient m'engueulerr car j'ai fait une grosse grosse bêtise en arrêtant le néo-mercazole quelques semaines avant l'opération. Elle me dit que mon coeur est à 110, qu'elle va peut être pas pouvoir m'opérer car le coeur risque de ne pas supporter l'opération, ce qui , vous vous en doutiez bien, ne m'a pas rassuré du tout...
Bref on finit par m'amener dans le bloc où le personnel essaye de me détendre, on me met de la musique, on réchauffe mon lit, enfin la table d'opération et l'anesthésiste arrive pour m'endormir. J'étais tellement stréssée que j'ai pas dû tout apprécié l'anesthésie, ça m'a jamais fait cette impréssion avant comme ci je tombais dans le vide, pas agréable du tout.
Quand je me suis réveillée j'avais très mal dans la gorge et au cou, on m'a dit que c'était normal car ils avaient eu bcp de mal à m'intuber. Ma voix était là, un peu enrouée mais c'est normal. On m'a apporté, peu de temps après un yaourt, une glace que j'ai eu bien du mal à manger tellement la douleur était forte. J'avais eu un redon pour évacuer le sang, redon que j'avais surnommé "Robert" pour dédramatiser un peu et qui me suivait partout dans la chambre, jusqu'au toilettes.
je suis restée 3 jours en tout et je suis sortie le 3ème jour avec du calcium et de la vitamine D car il avait baissé dans la nuit.
J'avais toujours très mal à la gorge, pas d'appétit du tout en rentrant à la maison mais je me forçais un peu à manger pour reprendre des forces.
je dormais pas bcp car je toussais et ça m'empêchait de dormir surtout avec la douleur à la gorge qui était toujours bien présente et qui s'est atténuée ce week-end car j'ai commencé à prendre du sirop pour la toux, ça m'a fait un bien fou.
Je pense que ma chirurgienne, même si elle était pas très agréable a fait du bon travail car ma cicatrice est belle, je n'ai visiblement pas d'hématome et elle n'a pas touché les nerfs récurrents, ce qui était ma principale angoisse puisque je chante dans une chorale. Elle a suivi mon calcium jusqu'à m'appeler samedi matin pour me rassurer en me disant que c'était plus autant la cata que jeudi et en me disant à mercredi prochain pour le panssement et retirer le fil qui est derrière la cicatrice. Voilà pour mon récit....
Maintenant ce qui m'inquiète c'est la vie après avec la tsh qui va monter ou descendre, j'éspère que je pourrai continuer de travailler, d'avoir une vie normale...
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JessicaLThors ligne
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 (p540066)
Posté le: 17. Déc 2020, 19:11
Merci. Ce message m'a été utile ! dit : L'effet papillon
Répondre en citant

Bonjour et merci à tous ceux qui ont raconté le récit de leur opération ici, ça m'a aidée à mieux appréhender la mienne !

J'ai 30 ans et j'ai subi une thyroïdectomie totale il y a 2 jours suite à une maladie de Basedow. J'ai dû me rendre à l'hôpital (CHU de Nantes) le jour-même, à 7h et on m'a annoncé sur place que mon opération était programmée pour 10h et que les accompagnants et visiteurs étaient interdits à cause du COVID. Ça a été difficile de devoir dire au revoir à mon conjoint et rester seule à attendre dans ma chambre pendant 3h qu'on vienne me chercher mais pas le choix... J'ai passé une blouse d'hôpital et on m'a fourni un masque avant que le brancardier m'emmène dans ce qu'ils appellent une "salle d'attente", en gros une salle dans laquelle des patients alités sont alignés en attendant d'être emmenés au bloc.

Différents soignants (internes en anesthésie, anesthésiste, chirurgien, infirmières...) viennent me voir et me poser des questions simples comme ma date de naissance et quel traitement je prends, me demandent si j'en ai à leur poser puis on me met une perfusion dans la main. Ça fait assez mal, mais ils m'expliquent qu'elle ne peut pas être posée à un autre endroit. Ensuite, on me demande de passer de mon lit à un brancard avant de m'emmener dans le bloc. C'est assez impressionnant, une dizaine de personnes sont présentes, toutes en train de s'afférer autour de moi. Les soignantes dédiées à l'anesthésie me posent des électrodes sur la poitrine puis me posent un masque sur le visage pour m'envoyer de l'oxygène. Il est temps de m'endormir. J'ai mal vécu ce moment qui m'angoissait particulièrement mais les soignantes ont été adorables, l'une d'elle m'a tenu la main le temps que je m'endorme et une autre m'a mis une musique de mon choix pour me changer les idées.

Je me reveille en salle de réveil 3h plus tard, l'intervention a été deux fois plus longues que les 1h30 annoncées. Je dois rester 2h en surveillance avant qu'on me ramène à ma chambre. On finit par m'enlever mes électrodes et un brancardier me ramène dans ma chambre. Je me sens plutôt en forme contrairement à ce que j'aurais cru, je suis bien réveillée et je peux envoyer des nouvelles à mes proches. Je dois garder la perfusion jusqu'à mon départ de l'hôpital et j'ai aussi un redon, une sorte de drain qui va éviter que des caillots de sang s'accumulent dans ma plaie, le sang se dépose dans une poche que je dois garder à côté de moi.

La douleur est largement supportable, comme un léger mal de gorge, peut-être grâce aux anti-douleurs qu'on ma donné avant l'opération, les infirmières passent toutes les heures vérifier mon poul et ma température et me proposer des anti-douleurs mais je les refuserai jusqu'à mon départ, la douleur étant très faible, juste une légère gêne. À ma surprise je peux manger normalement dès le soir, pas un repas liquide mais des coquillettes au jambon, par contre il a fallu attendre 18h avant qu'on m'autorise à boire, ce que j'ai trouvé long car je n'avais pas bu d'eau depuis 5h du matin. Le chirurgien passe me voir et je lui demande pourquoi l'opération a été plus longue mais il reste évasif me disant simplement que ma maladie de Basedow fait que la thyroïde était inflammée et que ça a été compliqué pour lui mais il est content de l'opération et de ma cicatrice. J'ai un gros hématome cutané au dessus de la cicatrice mais il me dit que c'est normal. Ma cicatrice est fermée à l'aide de colle.

La nuit se passe avec des visites fréquentes des infirmières et aides-soignantes de nuit, on me donne de la glace à mettre sur mon cou à chaque passage. À 6h on me fait une prise de sang et on me dit que si les résultats sont bons je pourrai partir dans la matinée. La matinée est longue, j'ai hâte de rentrer chez moi, d'autant que je ne me sens pas particulièrement mal mais il faut attendre les résultats. Le chirurgien repasse contrôler la cicatrice, elle a gonflé mais très légèrement, il me dit que c'est normal, que le gonflement est très léger contrairement à ce qu'ont d'autres patients. J'ai le droit à un petit-déjeuner assez copieux, là encore je suis étonnée m'attendant à ce qu'on me donne uniquement du liquide mais j'ai un grand bol de chocolat chaud avec des tartines beurre/confiture. Je peux manger à peux près normalement mais ma gorge est un peu gonflée donc les aliments passent quand même moins bien qu'en temps normal.

Finalement, en fin de matinée une infirmière m'enlève le redon et la perfusion (ça ne fait pas mal du tout) et m'autorise à me rhabiller car c'est selon elle rare que la prise de sang soit mauvaise. Les résultats tombent vers 11h, on m'apporte des documents (ordonnances, explications par rapport à ma cicatrice...) et je peux enfin partir Smile

Ça fait 2 jours que je suis chez moi et la douleur est toujours légère, je prends des dolipranes et ça suffit à aller mieux. Je suis un peu fatiguée mais moins que j'aurais pensé, la seule chose est que je ne peux pas trop bouger mon cou car ça tire sur la cicatrice. Je ne regrette pas d'avoir fait cette opération et j'ai hâte que tout soit rééquilibré pour pouvoir avoir une vie normale !
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 (p540420)
Posté le: 05. Jan 2021, 16:45
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Bonjour et Bonne Année 2021

Après avoir lu beaucoup de témoignages sur les opérations et pris un maximum d'informations pour me préparer au mieux, je souhaite apporte ma modeste contribution. Encore merci à tous de faire vivre ce forum, de partager vos expériences, merci Beate Smile

Le contexte :
Femme de 36 ans, sans dérèglement thyroïdien, je découvre en avril 2019 une grosseur au niveau de la thyroïde qui s'avère être un nodule bénin kystisé. Je commence donc la prise en charge autour de la thyroïde, bilan sanguin, écho cervicale. Petit goitre multinodulaire, un nodule classifié EU-TIRADS4, à cytoponctionner sans urgence, pas d'adénopathie.

Les résultats de la cytoponction tombent en septembre 2019 : carcinome papillaire de 1cm
Au même moment, j'apprends que je suis enceinte de mon deuxième enfant. Rapidement je rencontre l’endocrinologue (Hôpital Mondor- APHP) et la chirurgienne qui vont s’occuper de moi. Elles me rassurent sur la nature du cancer, le pronostic et le fait de poursuivre ma grossesse sans inquiétude particulière si ce n’est une surveillance de la TSH mensuelle et une échographie tous les trimestres.
La grossesse se passe bien, pas d’évolution du carcinome, la TSH reste normale.
En juillet 2020 après mon accouchement, je repasse un écho, le carcinome n’a pas bougé mais un ganglion est suspect. Je pensais encore naïvement pouvoir gagner quelques mois et repousser l’opération en 2021, le temps que mon corps se remettent de la grossesse et que je puisse allaiter au moins 6 mois mon bébé.
En novembre 2020 je revois l’endocrinologue qui me conseille de programmer l’opération début d’année. La semaine suivante, la chirurgienne m’annonce que ma TT sera effectuée début décembre.
Passée l’annonce, le stress de la séparation avec les enfants, le passage à un allaitement mixte, me voilà aux portes de l’hôpital intercommunal de Créteil le 2 décembre 2020.
L’Opération :
J-1 à 15h : Accueil au service d’ORL pour mon entrée. Quelques formalités administratives, explication du déroulement du séjour (pas de visite durant toute la durée d’hospitalisation, COVID oblige) et je prends possession de ma chambre. J’ai de la chance d’avoir une immense chambre, avec salle de bain et qui plus est isolée du service et son brouhaha, je vais donc pouvoir me reposer (le luxe en étant jeune maman). Pas de stress particulier, je suis étonnamment sereine face à cette opération.
Je ne verrai pas l’anesthésiste (déjà vu en consultation 10 jours avant), l’interne passe pour répondre à mes éventuelles questions avant l’opération prévue le lendemain après-midi.
Les infirmières me font une PDS et me demandent de prendre une première douche complète avec mon savon et shampoing. J’ai droit à un repas normal, je m’hydrate bien. On m’explique que je devrais être complètement à jeun au moins 6h avant l’intervention, donc j’aurai droit à un petit thé à 5h du matin pour m’hydrater. Je m’endors sereine après avoir eu des nouvelles familiales.

J : Réveil à 5h pour bilan calcémie et petit thé.
Réveil 2 à 7h30 pour m’apporter ma tenue opératoire (un joli pyjama bleu deux pièces, des chaussons confortables et masque), suis-je bien à l’hôpital ? Smile Des bas de contention pour parfaire la tenue.
Je prends une deuxième douche sans laver les cheveux, pas de crème ensuite, nature peinture me précise les infirmières.
L’opération est programmée à 15h, le brancardier doit venir vers 13h30 mais il est préférable d’être prêt bien avant en cas d’annulation d’un autre patient. Je précise aux infirmières, que je dois tirer du lait pour être confortable avant l’opération. Elles me rassurent, en me disant que c’est elles qui ont le dernier mot pour transférer ou non le patient au bloc et qu’on me laissera le temps de bien tirer mon lait.
On me propose un cachet pour me détendre, mais je suis déjà bien détendue donc je refuse. Je patiente en lisant, en passant quelques coups de fils réconfortant, en somnolant.
A 13h30, le brancardier arrive et m’accompagne à pied jusqu’à la salle d’attente du bloc. On me couvre les cheveux avec la charlotte et je patiente. L’anesthésiste vient me reposer quelques questions, puis la chirurgienne vient s’assurer de mon état d’esprit et notamment par rapport à la séparation avec le bébé et l’allaitement, j’ai trouvé cela très humain. Elle m’accompagne jusqu’à la salle du bloc.
On m’installe, je discute avec l’infirmier anesthésiste et le reste du personnel, on me pose un masque pour bien oxygéner l’organisme avant l’intervention. Je me détends petit à petit, la chirurgienne se penche sur moi doucement et me demande de penser à quelque chose d’agréable, mes enfants par exemple… et là je relâche tout.
Je me réveille 3h plus tard, la douleur est supportable, comme une angine. Pas de maux de tête, pas de nausées. On m’administre un dernier anti inflammatoire. La chirurgienne vient me voir et m’indique que tout s’est très bien passé, qu’elle a fait la TT et le curage des ganglions récurrentiel. Elle me demande si elle peut appeler quelqu’un pour prévenir de mon réveil, je lui donne le numéro et cela permet de tester que ma voix est belle et bien intacte (c’était ma plus grande crainte). Je reste 1h30 en salle de réveil et puis on me raccompagne en chambre vers 20h… j’ai extrêmement soif !
Je peux passer quelques coups de fils en attendant d’avoir l’autorisation de boire. A 22h je prends mes premières gorgées d’eau et quelques cuillères de compotes, mais j’ai à ce moment-là de fortes nausées. Je n’insiste pas, je m’endors. Les infirmières m’avaient précisé qu’il fallait les prévenir pour se lever entre la perfusion et les 2 redons il faut prendre le coup de main.
J+1 : Je réussis à aller aux toilettes vers 1h du matin et tirer du lait sans vertiges, je vois que j’ai un petit pansement et les 2 redons sous la peau. La nuit est beaucoup plus hachée, pas vraiment de douleurs, mais je sens qq fourmillements, on me fait donc un bilan calcémie.
A 8h petit déjeuner normal, j’arrive à manger en mâchant bien. Le calcium a un peu baissé, donc on me supplémente en calcidose et vit D, ils sont très vigilants à l’hypocalcémie d’autant plus que j’allaite. J’arrive à me lever, à me faire une petite toilette, je n’ose pas trop prendre une douche encore avec les redons. On me donne du paracétamol pour la douleur. Ce qui me convient largement pour gérer.
L’interne passe pour regarder la cicatrice et les redons, il me retire le pansement et m’indique que tout va bien. La suture a été faite avec un surjet résorbable et est fermée avec une colle biologique. Cette colle va partir naturellement d’ici 15 jours.
Je reçois la visite de la chirurgienne en début d’après-midi, elle me raconte le déroulé de l’opération et l’examen extemporanée de ma thyroïde. La situation était restée stable par rapport à l’image de juillet, il faudra attendre le résultat de l’anapath dans 3 semaines pour confirmer une cure d’iode. Elle me donne quelques conseils pour la cicatrice et m’indique que je pourrai sortir dans 48h si ma calcémie est bonne et que les redons ne donnent pas trop. On se reverra d’ici 3 semaines en consultation.
Je me repose le reste de la journée, je prends des repas normaux mais que je limite au niveau des quantités car la zone est un peu sensible.
J+2 : nouvelle prise de sang pour le bilan calcium, petit déj normal et je me décide à aller prendre une douche. Cela me fait un bien fou Smile. L’infirmière m’informe qu’on va me retirer les redons dans la matinée. L’interne me précise que je sortirai le lendemain a condition que la calcémie soit toujours stable. On préfère que je reste une journée de plus, plutôt que de prendre le risque que je revienne en urgences. J’aurai aimé sortir ce jour, mais il faut savoir raison gardée et patienter. Le retour à la maison signifie aussi une convalescence avec 2 enfants en bas âges, donc tout repos et bon à prendre.
La journée s’écoule tranquillement, je me sens libérée dans mes mouvements avec le retrait des redons (désagréable mais pas douloureux).
J+3 : Nouvelle prise de sang pour la calcémie. Résultats : OK je vais donc pouvoir sortir en fin de matinée. Je prends mon Levothyrox pour la première fois ce matin. Dosage 1 comprimé de 75microgr par jour. L’interne m’apporte mes ordonnance, papiers de sortie.
Je rentre chez moi, heureuse de retrouver mes enfants.
Je ne prendrai plus de paracétamol, la douleur est gérable. Je prends le Levothyrox (et calcidose pendant 15 jours ). Je suis arrêtée 4 semaines. La fatigue est le seul symptôme que je ressens, le contre coup de l’opération et de l’hospitalisation probablement. Je fais donc attention à avoir des temps de repos suffisamment long en journée pour récupérer.
Prise de sang 3 semaines après la sortie pour la calcémie, le taux est bon. Je revois la chirurgienne le 21/12. Les résultats de l’anapath confirme le carcinome de 11mm et 4 ganglions atteints, le plus gros fait 15mm (celui a été vu lors de l’échographie en juillet). Elle m’explique que mon dossier va passer en RCP thyroïde et que je serai probablement candidate à une cure d’iode 131. Celle-ci ne sera pas programmée en urgence et que je pourrai finir d’allaiter mon bébé à mon rythme. La cicatrice est très belle, très fine. Elle me prescrit 2 crèmes pour masser la cicatrice (Cicalfate) et refaire la partie collagène (kolocote). J’ai rdv le 4 janvier pour le compte rendu RCP et bilan biologique calcium et TSH.
Je ne ressens pas de symptômes d’hypothyroïdie, pour autant ma TSH est élevée lors de ma dernière PDS (7,75), comme je supporte bien, j’attends le rdv dans 15 jours avec l’endocrinologue pour revoir mon dosage. Le compte rendu RCP n’est pas encore disponible donc je patiente.
Voilà, je vous remercie pour votre attention et je souhaite bon courage à tout ceux qui passeront par cette étape de l’opération.
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Hashimoto
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 (p540784)
Posté le: 17. Jan 2021, 20:36
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Bonjour,

Opérée depuis mercredi j espère aller de mieux en mieux.

Sous levothyrox depuis 20 ans suite à un goître multi-nodulaire on m a surtout descellée une bipolarité qui n était que le fruit de l hyper-hypothyroïdie...
arrêt des Ad et surtout du lithium freinateur de thyroxine...

Les années se passent les grossesses aussi tout se passe bien jusqu a la nouvelle formule.
Acouphène, trouble de la vision, nervosité, céphalées, urines fréquente et insuffisance reinale.

Changement pour l-thyroxine et mon généraliste veut que je me fasse opérer depuis 10 ans... mais comme ça allait pour moi... j ai attendu.

Suite à la NF écho car ça n allait ps et la tsh était pourtant nickel mais tjs les symptômes d hyper et d hypo en même temps. Et les globules blancs très hauts.

Tous les nodules tirades 4 donc le radiologue m envoie faire une cytoponction et rdv chez le chir au chu de NIMES. En plein covid le professeur Lalleman me répond que c est un cancer lent qu on se revoit dans 2 ans. Ma mere a eu un cancer papillaire au même âge il me répond que je ne suis pas ma mère...
Mon conjoint sort d un cancer (maladie de Hodgkin... ganglions lymphatiques cancéreux au cou...) je vous dis ps la descente...

Mon doc est très énervé contre le professeur émérite... m envoie à Lunel dans le privé.

Cytoponction avant rdv et on planifie direct l opération a dans 1 mois (covid plus noël il s excuse des délais longs). Moi ça me parait très correct!

Mercredi 13/01 opérée sans trop de douleur. Première nuit blanche à cause de la tachycardie pouls à 140. Le lendemain malaise vagal après une petite balade dans le couloir... le régime est très strict je pense faire plutôt une hypoglycémie et être en hyperthyroïdie...
deuxième repas identique au premier: jambon purée liquide et c est tout... froid... le lendemain tiède... et au sortir de là chirurgien même pas une petite compote car l infirmière m a oublié.
Je vois le kiné puis le chirurgien (dr Leipp orl) qui me dit que c est le lâché d hormones qui me met en hyper donc pas de traitement le lendemain ni le surlendemain.
Re-nuit blanche je demande une perf Acupan pcq j ai mal et que le Doliprane à avaler ça fait encore Plus Mal...
Tachycardie et tension basse encore... le lendemain soir ...vendredi jour de sortie après 48heures sans dormir je suis à cran t’elle une droguee
sous cocaine...et mes nuits d angoisse me pèsent. Je reconnaît ces symptômes qui m ont pourri la vie depuis la NF.
Je peut sortir.
Le personnel de la clinique est adorable, le chirurgien très compétent, je revois le kiné une dernière fois.
L AESH dit à sa copine dans le couloir « c est moi qui la sert c est ma copine je l adore trop cette patiente ».
Elles venaient parfois me faire la conversation parceque les visites sont interdites et 3 papys à côté supportent mal l AG et sont sceniles donc les récits de guerre et les cris ça angoisse.
Je ressors avec une prescription de pansements à faire faire par une IDE et du Doliprane (seulement pour la douleur).
Jusqu a aujourd’hui je ressent comme une grosse angine... mais aujourd’hui j ai mal au niveau de la cicatrice.
Il m a fait un surjet avec fil resorbables et par dessus du sterilstrip ainsi qu un pansement.
La seule chose qui m à embêté c’est le pansement compressif fait après l opération qui partait des épaules jusqu au thorax en croix qui m écrasait drôlement la thyroïde. Pour éviter de Gonfler je pense.

Aujourd’hui je suis à peine gonflée mais j ai pris du Topec (Ketoprofene) pour la douleur et l inflammation.
Mon thorax est encore bleu mais je marque vite et il a dû aussi m enlever un grain de beauté qui l embêtait pour l aspiration.
Aucun redon n a été posé
Ma calcémie était ok et j ai dormi à peine le vendredi soir mais bcp samedi journée et soir. Cette nuit levée à 6h car c est mon rythme de travail et sieste de 1h.
Je suis fatiguée mais comme après toute opération... pas comme une hypo...
rdv orl le 28 janvier. Vérifier la cicatrisation.
tsh et rdv Endocrino dans 4 semaines .
Arrêt de travail de 3 semaines ça me parait peu... je fait 80 kms par jour avec travail intense en plein covid en cabinet dentaire ou je gère du fauteuil jusqu a la comptabilité... j ai 4 enfants (famille recomposée) avec un conjoint qui fait 49h par semaine de travail...
ça me parait très court comme arret. Pour ma vésicule c était 3 semaines mais j ai été prolongée 1 mois de plus...

Il a fallu 20 ans pour que me parle d hashimoto... j ai commencé par un goitre et de l hyper. Mais j étais traitée. Mon chir m a explique que quand les anti corps détruisent la thyroïde il y aussi un lâché d hormones d ou l hyper et les analyses qui tendent vers l hypo voilà pourquoi j avais un mélange de symptômes...
Merci à vous je vous suis depuis de nombreuses années.
J ai peur de prendre du poids ( +11kg l hiver dernier reperdus en été et +6kg depuis trois semaines avec tsh t3 t4 au top)
j ai pour le moment perdu 2kg mais suite au régime drastique de la clinique!
Merci de m avoir lu Very Happy

J+7 la cicatrice est quasi invisible mais quelle douleur!
Si à l opération ou au goitre et que tout se remet en place?
Le Doliprane n y fait rien et j ai mal... c est très gonflé.
Mon amie infirmière m a donné de l Acupan comme à l Hopital tellement les nuits sont courtes!
Deux par jour suffisent
Je retrouve la forme pcq en réalité c est la douleur qui me crève.
Toujours -2kg en espérant en perdre 6 autres! Voir 4 Confused
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Maudinettehors ligne
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 (p542703)
Posté le: 29. Mar 2021, 06:45
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Bonjour,

Je passe sur le billard ce jeudi 1er avril pour une ablation totale de mon petit papillon. Il est prévu que je ne reste qu'une seule nuit à l'hôpital. Plus les jours passent, plus je suis anxieuse. Pourtant, à l'annonce de l'opération, j'étais ravie, je l'ai pris comme un cadeau vu toutes les misères que cette glande m'a infligées dans le passé. Je voudrais savoir après combien de temps je pourrai espérer retrouver mon énergie. Je suis institutrice et je suis sensée reprendre le travail 18 jours après l'opération.
Merci pour vos retours, conseils et bonnes ondes, ils sont les bienvenus !
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kihors ligne
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 (p542745)
Posté le: 30. Mar 2021, 07:07
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Bonjour Maudinette,

Il est normal d'angoisser à l'approche de l'opération. Jusqu'au jour-J, heure-H, minute-M et jusqu'au compte à rebours de l'anesthésie 3, 2, 1, dodo... j'étais un tantinet tendue
Wink

J'ai récupéré rapidement, excepté la voix. Complètement aphone... ce qui est assez flippant en salle de réveil comme dans ces cauchemars où tu voudrais crier mais...

Complètement aphone donc, puis un mince filet de voix pendant plusieurs jours (voire - je ne sais plus - deux ou trois semaines ?) ce qui a fait des vacances à mes enfants mais qui pourrait poser problème devant une classe entière
clap Nein

Cela dit, c'est loin d'être une fatalité, ma sœur parlait comme la veille le lendemain de son opération.
Bref, tu verras bien (te voilà bien avancée ! Very Happy

Tâche de te relaxer, profite de ce beau soleil pour te changer les idées
et tiens-nous au courant, à bientôt
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Nevadahors ligne
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 (p543625)
Posté le: 28. Avr 2021, 15:04
Merci. Ce message m'a été utile ! ont dit : Jacques P, Beate
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Bonjour à tous

Thyroidectomie totale il y a 2 jours a la clinique belledonne a Grenoble.

Tout s'est très bien passé hormis une ablation des parathyroides de gauche.

Voix conservée ras.

Légère hypocalcemie supplementee pendant 3 semaines

Cicatrice avec fil resorbable et colle pendant 10 jours

Équipe formidable et chirurgien au top.

Suites simples et retour à la maison le lendemain Smile
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