Beate
Inscrit le: 10 Oct 2000 Messages: 14538 Carcinome papillaire...  50+ |
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Posté le: 05. Jan 2006, 13:04 |
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Bonjour,
l'échographie permet de visualiser tous les tissus "mous", invisibles à la radiographie. Concernant la thyroide, on pourra ainsi vérifier sa taille (si elle est agrandie, cela s'appèle un goitre), puis surtout la présence de nodules, zones de tissu "condensé". Ces nodules pourront donner trois types d'image.
Pour essayer de simplifier : "échogène" veut dire "renvoie l'écho", et les préfixes "hyper", "hypo" et "iso" décrivent la manière de laquelle un nodule renvoie l'écho, ce qui permet d'en savoir un peu plus sur sa nature (sans permettre un diagnostic sûr à 100%, l'échographie à elle seule ne permet pas de dire avec certitude si un nodule est maligne ou pas, seulement d'émettre (dans certains cas) des suspicions).
Hypoéchogène : ne renvoie PAS l'écho (ou moins que le reste de la glande) : à l'image, ces nodules apparaissent comme des "trous noirs"
Hyperéchogène : renvoie plus d'écho que le reste de la glande, apparait plus clair
Isoéchogène : renvoie l'écho de la même manière que le reste de la glande
Les nodules qui ont un petit risque de devenir malignes un jour sont les hypoéchogènes (mais ce n'est pas le seul critère de malignité, loin de là !
Autres critères suspects (un seul n'est pas encore inquiétant, mais si un nodule en réunit plusieurs, mieux vaut opérer) :
- présence de microcalcifications (qui montrent que le nodule est relativement ancien et a donc peut-être déjà commencé à dégénérer)
- forme irrégulière
- hypervascularisation
- nodule qui adhère aux tissus environnants
- présence de ganglions´
- croissance rapide ...
En outre, on s'inquiète plus facilement quand le patient est un homme, car chez eux, les nodules sont beaucoup moins fréquents que chez les femmes (et proportionnellement, un peu plus souvent malins).
Voici quelques statistiques, concernant les différents types de nodules (d'après 3 études, source : un exposé sur l'échographie de Laurence Leenhardt à la Pitié Salpetrière, 2004) :
hyperéchogène (20% des nodules) : 4 % cancer (Ross)
isoéchogène (3 à 28%) : 7-25 % cancer (Viateau
hypoéchogène (40%) : 35 à 63 % cancer (Solbiati)
Une fois qu'on a constaté la présence de nodules à l'échographie, on vous préscrira éventuellement une scintigraphie : on injecte de l'iode légèrement radioactif, puis on regarde où cet iode va se fixer. Plus le tissu thyroidien est actif, plus il absorbe d'iode - cela permet donc de distinguer entre nodules "froids", inactifs, et "chauds", hyperactifs. Ce sont les "froids" qui sont à surveiller, car ils pourraient dégénérer en cancer un jour (les chauds, eux, provoquent souvent une hyperthyroidie, mais ne sont quasiment jamais malignes). Mais la scintigraphie est moins utilisée maintenant qu'il y a quelques années : s'il n'y a pas d'hyperthyroidie, il y a peu de chances que le nodule soit "chaud".
Beate
Nodules (sans hyperthyroidie), que faire en 2006 ? , article bien fait, très clair, paru dans la revue du practicien
Un exposé du CHU Nancy très intéressant sur l'échographie de la thyroïde, avec plein de photos (vous constaterez que ce n'est pas évident de voir quelque chose du premier coup d'oeil, sur une échographie, faut être bien entrainé ...)
Voir aussi ce texte de Sud-Médecine sur le diagnostic échographique du cancer thyroïdien : http://membres.lycos.fr/sudmedecine.....lciB0aHlyb2lkaWVuLnR4dA== |
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