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Scandale nucléaire : déchets toxiques à Tricastin


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MessageScandale nucléaire : déchets toxiques à Tricastin


Posté le: 07. Juil 2008, 21:36
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Article du 7 juillet 2008 - http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=4563Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
Scandale nucléaire : déchets toxiques à même le sol à Tricastin

Tricastin, vous connaissez forcément si vous êtes passé par l’autoroute du Soleil pour vous rendre à vos vacances. Et c’est là-bas, que la CRIIRAD, la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité, a soulevé le lièvre, alertée par des employés du site.

Selon les études de la CRIIRAD, pendant 30 ans, en toute impunité, des scientifiques et techniciens ont enfoui dans le sol au nord du site de centrale EDF, sur le terrain propriété du CEA et dont l’exploitant est Areva (ex-COGEMA), pas moins de 760 tonnes de déchets dans une butte de terre de 15 000 m3.

Selon le communiqué de presse de la commission disponible ici, le tumulus incriminé comporte :

* déchets radioactifs provenant des 4 usines militaires
* déchets à très faible activité mais vie longue
* déchets chimiquement toxique non radioactif

Comme le précise le communiqué, les Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN)Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre et les ministères chargés de ce type de dossier ne font strictement rien pour une mise au norme et une dépollution du site. Au contraire, ils demandent l’augmentation de la production et donc l’augmentation de la création de déchets et du stockage.

Alors devant un tel constat, on obtient une preuve flagrante d’incompétence, de négligence et de corruption. Le Grenelle de l’environnementLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre n’a donc été qu’un bout de papier sur le bord d’une table. Les intérêts financiers et militaires auront-ils toujours le dessus sur l’intérêt environnemental et de la santé publique ?

Pour rappel, l’action Areva est à 741 euros. Les principaux actionnaires de cette entreprise privée sont (source boursorama.fr) :
1. Commissariat à l’Energie - CEA 78.96 %
2. Etat Français 5.19 %
3. Caisse des Dépôts et Consignation 3.59 %
4. Entreprise de Recherche 3.21 %
5. EDF 2.42 %
6. Total 1.02 %
7. Calyon 0.89 %
8. Salariés 0.69 %

La responsabilité des différents gouvernements passés comme actuel, des patrons d’EDF, du CEA, de la CDC, de Total, de Calyon est donc clairement mise en cause devant un tel laxisme et un tel manque d’éthique. La situation est d’autant plus intolérable, lorsqu’on constate que c’est l’Etat français qui pollue les sols et contamine le sol et les populations (ici des agriculteurs et des pêcheurs).

Petit rappel, le 2 juillet dernier, Sarkozy a annoncé la future implantation pour une deuxième centrale EPR. Le premier site à Flamanville a d’ailleurs connu des retards énormes notamment dus à des mal-façons. (Voir ici l’article du Monde.fr) Preuve que ce nouveau concept révolutionnaire n’est pas maîtrisé et que l’éthique est inconnu dans" le monde du nucléaire". La fabrique de cuve de ce type de centrale EPR sera assuré par Areva et par… Mittal. Rappelez vous Gandrange, c’était eux.

Et sur le site web d’Areva, où le cynisme écoeurant continue, on peut accéder à une rubrique intitulée : “Calculez votre empreinte écologique“Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

On attend la Rupture environnementale. Mais ce n’est visiblement pas pour tout de suite.

Pour plus d’informations, vous pouvez vous rendre sur le site de la CRIIRADLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre, sur la page d’accueil, l’article est dans la partie “Dossier d’actualités” colonne de droite. Un article sur le projet EPR et l’avis de GreenPeace dans Libération.frLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

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MessageTricastin : une riveraine porte plainte contre X


Posté le: 22. Juil 2008, 21:27
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Article paru dans le Monde du 22-7-08 :

http://www.lemonde.fr/sciences-et-e.....2280123&ens_id=628865Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
Au Tricastin, une riveraine porte plainte contre X après la fuite d'uranium

LEMONDE.FR avec AFP | 22.07.08 | 16h53 • Mis à jour le 22.07.08 | 17h13

Une riveraine du site nucléaire de Tricastin, où une fuite d'uranium s'est produite début juillet, a décidé de porter plainte contre X, vendredi 18 juillet à la gendarmerie de Bollène dans le Vaucluse, a révélé Le Parisien dans son édition de mardi. Elisabeth Serinian, mère de deux enfants, habite à quelques centaines de mètres de La Gaffière, l'un des cours d'eau dans lequel des effluents uranifères se sont déversés lors de la fuite survenue sur le site de la Socatri, filiale d'Areva, spécialisée dans l'assainissemnent et la récupération de déchets nucléaires. La société Socatri estime que 18 tonnes d'effluents se sont déversées à l'extérieur d'un bassin de rétention et que 75 kg d'uranium ont coulé dans le cours d'eau qui traverse le site. Les teneurs en uranium y demeurent supérieures à la normale.

"NE PLUS POUVOIR UTILISER L'EAU, CE N'EST PAS NORMAL"

"Il y a un préjudice matériel et financier indéniable", a expliqué Mme Serinian, dont la maison est alimentée en eau directement par la nappe phréatique aujourd'hui encore suspecte."Du jour au lendemain, ne plus pouvoir utiliser l'eau, ne plus pouvoir se laver, ce n'est pas normal", a-t-elle déclaré, affirmant avoir enregistré des relevés avoisinant parfois les 70 microgrammes/litre d'uranium dans son puits privatif, alors que le seuil de potabilité fixé par l'Organisation mondiale de la santé est de 15 microgrammes/litre.

Cette plainte est une première, mais les habitants du quartier sont déjà regroupés dans une association, "Les Riverains de la plaine", qui réfléchit actuellement à une éventuelle action en justice. L'association devrait prendre sa décision à l'issue d'une réunion, dans les jours prochains, avec des représentants de l'usine Areva-Socatri.

Autre article, dans Liberation :

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/340572.FR.phpLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
Tricastin: une riveraine porte plainte

Une habitante privée d'eau depuis la fuite d'uranium considère «qu'il y a un préjudice matériel et financier indéniable».

AFP - LIBERATION.FR : mardi 22 juillet 2008

Hasard du calendrier, le jour même où le Parlement adopte le principe pollueur/ payeur, on apprend qu'une riveraine du site nucléaire de Tricastin où une fuite d'uranium s'est produite début juillet a déposé plainte contre X à la gendarmerie de Bollène, dans le Vaucluse.
Elisabeth Serinian, mère de deux enfants, habite à quelques centaines de mètres de La Gaffière, l'un des cours d'eau dans lequel des effluents uranifères se sont déversés lors de la fuite survenue sur le site de la Socatri, filiale d'Areva spécialisée dans l'assainissemnent et la récupération de déchets nucléaires. Elle a porté plainte vendredi.

"Il y a un préjudice matériel et financier indéniable", a expliqué Mme Serinian dont la maison est alimentée en eau directement par la nappe phréatique aujourd'hui encore suspecte. "Du jour au lendemain, ne plus pouvoir utiliser l'eau, ne plus pouvoir se laver, ce n'est pas normal", a-t-elle déclaré, affirmant avoir enregistré des relevés avoisinant parfois les 70 microgrammes/litre d'uranium dans son puits privatif alors que le seuil de potabilité fixé par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) est de 15 microgrammes/litre.

Elisabeth Serinian a par ailleurs confirmé qu'une réunion avec les riverains les plus concernés par la fuite de Tricastin était prévue dans les prochains jours.
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MessageNucléaire au Tricastin: légère contamination de 100 employés


Posté le: 23. Juil 2008, 21:59
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http://www.lexpress.fr/actualite/de.....infojour/afp.asp?id=14359Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
mercredi 23 juillet 2008, VALENCE

Nucléaire au Tricastin: légère contamination de 100 employés de la centrale EDF

AFP

De légères contaminations radioactives ont touché mercredi cent employés de la centrale nucléaire EDF du Tricastin (Drôme), un "fait sans gravité" selon sa direction, mais qui "inquiète" la Criirad, vigie du nucléaire en France.

Vers 09H30, lors d'une opération de maintenance dans le bâtiment d'enceinte du réacteur N°4, "un tuyau à l'intérieur du bâtiment a été ouvert (...) et de la poussière radioactive s'en est échappée", a expliqué Alain Peckre, le directeur de la centrale.

La préfecture et l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont été aussitôt prévenues, a-t-il ajouté.

L'ASN a décidé de classer provisoirement cet incident au niveau 0 de l'échelle Ines, qui répertorie incidents et accidents nucléaires de 0 à 7, confirmant ainsi la non gravité de l'événement, a indiqué une porte-parole.

La dose radioactive a été jugée "peu importante" par l'ASN.

Le niveau 0 fait état d'écarts par rapport au fonctionnement normal des installations, n'ayant aucune importance en termes de sûreté, soit plusieurs centaines d'événements répertoriés chaque année en France.

Après l'incident à la centrale EDF du Tricastin, 97 salariés d'EDF et d'entreprises sous-traitantes, qui travaillaient dans le bâtiment contaminé, ont été évacués vers l'infirmerie pour des examens médicaux après le déclenchement des alarmes de détection. 32 autres employés du site, ayant traversé peu avant le bâtiment ou l'ayant approché, les ont rejoints, selon la direction de la centrale.

Sur ce total, "100 personnes ont été légèrement contaminées par des radio-éléments quarante fois inférieurs à la limite réglementaire annuelle", a indiqué Stéphanie Biabaut, chargée de communication de la centrale, qui compte quatre unités de production.

"Des investigations se poursuivent pour déterminer les causes de cet évènement, qui n'a pas de conséquence ni sur la santé des personnes ni sur l'environnement. Pendant la durée de l'enquête interne, l'accès du bâtiment impliqué a été suspendu", a-t-elle ajouté.

Dans un communiqué, le réseau "Sortir du nucléaire" a demandé "d'urgence" un débat national sur la sortie du nucléaire. "Le discours officiel habituel "Les niveaux de contamination sont en dessous des limites légales" est parfaitement trompeur", selon le réseau qui a appelé à "prendre conscience de la gravité du risque nucléaire".

"Les contaminations de ce type, c'est un problème récurrent. Mais autant de personnes en si peu de temps, cela nous inquiète", a déclaré Corinne Castanier, directrice de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité).

Vendredi, 15 employés avaient déjà été contaminés par des radio-éléments ("très légèrement" selon EDF) sur un chantier de maintenance d'une unité de production de la centrale nucléaire de Saint-Alban/Saint-Maurice (Isère), sans que l'incident ait été classé par l'ASN. Les niveaux de contamination ont été inférieurs au centième de la limite réglementaire, selon EDF.

Le nouvel incident de mercredi est le deuxième sur le site du Tricastin depuis la récente fuite, le 7 juillet, d'effluents radioactifs d'une cuve de l'usine Socatri, filiale d'Areva, qui a été classée niveau 1 ("anomalie") sur l'échelle Ines.

Il s'ajoute aussi à une autre fuite, la semaine dernière, d'effluents radioactifs dans une usine de fabrication de combustibles de Romans-sur-Isère (Drôme), classée également niveau 1.

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MessageCent personnes ont été irradiées hier à Tricastin


Posté le: 24. Juil 2008, 10:07
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http://www.leparisien.fr/home/impri.....e.htm?articleid=298647720Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre



Citation:
Un nouvel incident inquiétant au Tricastin

Cent personnes ont été irradiées hier à la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) par de la poussière radioactive échappée d'un tuyau lors d'une opération de maintenance. L'incident a été classé niveau 0 sur une échelle de 7.

OFFICIELLEMENT, c'est un incident mineur, mais il tombe au plus mauvais moment. Hier matin, cent employés de la centrale nucléaire du Tricastin (Drôme) ont été « légèrement contaminés » par des éléments radioactifs. L'incident s'est déroulé au coeur d'un réacteur à l'arrêt pour maintenance.

« Un tuyau à l'intérieur du bâtiment a été ouvert dans le cadre de cette opération de maintenance et de la poussière radioactive s'en est échappée », a expliqué hier le directeur de la centrale, Alain Peckre, qui a qualifié cet incident de « fait sans gravité ». Un jugement semble-t-il partagé par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), le gendarme du nucléaire ayant provisoirement classé cet incident au niveau 0 sur une échelle de 0 à 7.

800 incidents de niveau 0 chaque année

Les alarmes ont retenti vers 9 h 30 alors que 97 salariés d'EDF et d'entreprises sous-traitantes se trouvaient dans le bâtiment. Tous ont alors été évacués vers l'infirmerie pour des examens médicaux. Trente-deux autres employés du site ayant traversé peu de temps auparavant le bâtiment ou l'ayant approché les ont rejoints. Sur ce total, selon une porte-parole de la centrale, « cent personnes ont été légèrement contaminées par des radioéléments », en l'occurrence du cobalt 58. Toujours selon cette porte-parole, la dose de contamination serait « quarante fois inférieure à la limite réglementaire annuelle ». « Cette norme ne correspond pas à ce dont on a droit, mais à un seuil à ne pas dépasser. En y faisant référence, l'exploitant cherche à banaliser l'événement. Or, toute dose mérite qu'on s'y intéresse », prévient Roland Desbordes, le président de la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité). L'ASN a, elle, jugé cette dose radioactive « peu importante ». Les cent employés contaminés sont tous repartis chez eux hier.

Au vu des informations communiquées par EDF, des doses reçues et des examens qu'ont subis les personnes exposées, les inspecteurs de l'ASN ont décidé de classer l'incident au niveau 0, ce qui correspond à un simple écart. En moyenne, 800 incidents de niveau 0 sont comptabilisés chaque année. « Mais il y en a beaucoup moins, de l'ordre de 150, qui impliquent des êtres humains, nuance Monique Sené, ancienne physicienne et présidente du Groupement de scientifiques pour l'information sur l'énergie nucléaire (GSIEN). C'est l'incident impliquant le plus de personnes qui se soit jamais produit en France. » « Des investigations se poursuivent pour déterminer les causes de cet événement », assure-t-on à la centrale.

Timothée Boutry avec Michel Valentin
Le Parisien , jeudi 24 juillet 2008

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Messageperquisition suite fuite radioactive


Posté le: 25. Juil 2008, 10:47
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http://www.leparisien.fr/une/perqui.....atri-25-07-2008-96217.phpLien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
L'usine Socatri perquisitionnée

L’affaire de la fuite d’uranium survenue à l’usine de retraitement
Areva/Socatri, sur le site du Tricastin (Vaucluse), prend une tournure judiciaire. Selon nos informations, les gendarmes de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (OCLAESP) ont effectué une perquisition sur place le 11 juillet.
La contamination de la nappe phréatique par 74 kg d’uranium avait été signalée par la direction du site le 8 juillet au matin et l’incident avait commencé la veille à 23 heures. Ce service spécialisé a été désigné par le parquet de Carpentras à la suite de l’ouverture d’une enquête préliminaire.

Les gendarmes de l’OCLAESP, aidés par les forces de l’ordre locales, ont saisi des archives et de la documentation, dans le bureau du directeur de l’usine. Les enquêteurs cherchent à savoir si la procédure légale a bien été respectée ou si des informations ont été dissimulées. Le responsable du site a en effet l’obligation de signaler à diverses autorités de contrôle et en préfecture dans les plus brefs délais les incidents de nature à porter atteinte à la santé humaine et à l’environnement.

En début de semaine, les gendarmes se sont déplacés au siège de l’Autorité de sûreté nucléaire de Lyon (dont dépend Tricasin) pour une réquisition. Ils se sont fait remettre des documents afin de recouper les déclarations du directeur du site. La présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, avait annoncé, le 17 juillet, le remplacement du directeur du site, sur la base de la conclusion d’une enquête interne menée par le groupe.

Les employés contaminés recontrôlés aujourd’hui

D’autre part, toujours sur le même site du Tricastin, mais dans la centrale nucléaire d’EDF cette fois-ci, le directeur du site Alain Peckre poursuit ses investigations pour comprendre comment cent agents ont pu recevoir une légère contamination en produits radioactifs avant-hier. « C’est vrai que c’est très rare de voir autant de personnes concernées par un incident. L’explication est probablement que la contamination s’est faite lentement, dans une grande partie du bâtiment, mais à très faible dose », précise-t-il. La femme médecin du travail du site, Catherine Bailloeuil, indique que « sur 129 contrôlés, 29 étaient négatifs et 100 positifs à l’examen qui mesure la contamination en becquerels. Et les positifs n’excédaient pas 0,5 millisievert, alors que la limite maximale à ne pas dépasser est de 20 millisieverts ».

Les employés, qui sont revenus travailler hier, mais dans un autre secteur, seront recontrôlés aujourd’hui. Pour la Criirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), la situation est plus complexe que cela. « Ce seuil n’est pas un niveau à partir duquel le risque commence, mais un maximum admissible selon des conventions », affirme la Criirad.

Le Parisien, Marc Payet | 25.07.2008

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MessageSommes-nous dans une période d’insécurité nucléaire ?


Posté le: 25. Juil 2008, 20:03
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http://lamouette.blog.lemonde.fr/20.....0%99insecurite-nucleaire/Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre

Citation:
Sommes-nous rentrés dans une période d’insécurité nucléaire ?

Banale loi de séries ou signes inquiétants de dysfonctionnements, les incidents survenus en Drôme-Ardèche laissent perplexes. A juste titre, depuis la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, les français sont en droit de douter du discours, toujours rassurant des autorités. Qui croire et surtout comment savoir ? Les faits pourtant parlent d’eux même. Le parc nucléaire français a vieillit mais le démantèlement des premières centrales a été sans cesse repoussé pour des raisons économiques. Dans le même temps, la génération des hommes qui a conçu et réalisé ces centrales, celle des pionniers n’est plus en activité.

Symbole de la schizophrénie de notre temps, alors qu’Anne Lauvergeon la patronne d’Areva a minimisé les incidents en évoquant « que c’était le propre d’une société mûre que d’être capable de transparence en toute occasion », Jean-Louis Borloo, a sans langue de bois, pointé une dérive. Le ministre de l’écologie a notamment déclaré « apparemment, tant qu’on est au cœur du sujet [la centrale nucléaire elle-même], on a l’impression qu’il y a une très, très grande rigueur. Mais quand on est sur le traitement des effluents, de l’eau, etc., on a le sentiment qu’il y en a moins, que la vigilance baisse. »

Le poids du lobby nucléaire en France, civil et militaire n’est plus à démontrer. L’explosion du coût du pétrole arrive à un moment propice pour des constructeurs et exploitants qui se trouvent aujourd’hui dans la phase la plus délicate : gérer le vieillissement des centrales et l’accumulation des déchets. Jusqu’à présent le rêve nucléaire a été vendu sur un postulat erroné, faire croire que l’électricité nucléaire est la plus économique. Une approche volontairement non globale du prix qui omet le coût du démantèlement des centrales en fin de vie et du stockage des déchets pendant des milliers d’années.

Les intérêts financiers en jeu sont colossaux. Il est évident que la France ne peut faire la promotion de son « savoir-faire » nucléaire à l’occasion de chaque voyage présidentiel si, sur son propre territoire, elle fait la fine bouche. Mué en VRP du nucléaire hexagonal Nicolas Sarkozy semble donner la priorité à l’économie plutôt qu’à l’environnement. Les esprits chagrins voient dans ce choix la conséquence de sa proximité avec les grands groupes industriels du secteur (Bouygues et Alsthom).

Plutôt que constituer l’occasion sinon d’une remise en cause, au moins d’un diagnostic objectif, le vieillissement du parc nucléaire français est appréhendé par l’industrie nucléaire comme une juteuse opportunité pour développer et imposer la nouvelle technologie des EPR. Début juillet Nicolas Sarkozy annonçait un projet de construction en France d’une deuxième centrale nucléaire EPR « pour faire face à la crise énergétique ».A partir de 2015, une série de sept ou huit EPR pourrait fleurir dans l’Hexagone.

Les délais sont courts car le temps est compté. La relève du parc français est devenue une impérieuse nécessité. En 2020, 14 réacteurs français auront 40 ans. Ce sera également le cas de 34 autres en 2025. Si pour un humain cet âge est celui de la maturité, on ne sait pas ce qu’il en est pour les matériaux exposés aux effets de la radioactivité. Du béton à « la tuyauterie », les constituants ne présentent plus de garanties en terme de sécurité.

Le problème du nucléaire c’est que la facture de la sécurité est très élevée, sans parler du coût du démantèlement et du stockage des déchets. En 2003, EDF a ainsi annoncé l’allongement de trente à quarante ans de la durée de vie de ses centrales nucléaires même si concretement, c’est l’Autorité de Sûreté Nucléaire qui autorise ou non EDF à prolonger leur vie de dix ans, lors de ses visites décennales.

Les cinq anomalies recensées en à peine plus de deux semaines (deux à Tricastin, une à Romans-sur-Isère, une à Saint-Alban (Isère) et une nouvelle à la centrale de Cruas en Ardèche, jeudi) attestent de la fragilité d’un système qui pour des raisons financières réduit au maximum les délais d’intervention et a de plus en plus recours à la sous-traitance pour assurer la maintenance dans les centrales.

S’appuyant sur deux lois adoptées en 2006, l’une sur la gestion des déchets, l’autre sur la sécurité et la transparence. Jean-Louis Borloo appelle aujourd’hui le Haut Comité sur la transparence à « remettre à plat l’ensemble du système de procédures, évaluer l’ensemble des nappes phréatiques sous les installations nucléaires, faire le point sur les déchets nucléaires anciens ».

Le ministre a affirmé que tous les acteurs seront entendus d’ici à l’automne. La précipitation serait cependant une erreur. Sauf à craindre une vulgarisation des éléments du dossier. Les Français ont le droit de savoir (un Grenelle du nucléaire ?) et ne veulent plus d’une politique de l’autruche dans laquelle ils ont été enfermés. Sans sombrer dans un radicalisme toujours stérile, il nous faut apprendre à vivre avec le diable à notre table.

Il est temps de briser le tabou du nucléaire largement assuré par un chantage à l’emploi. Internet accusée de tous les maux peut constituer en ce sens, une exceptionnelle plateforme d’échanges de savoir et d’expériences personnelles. Scientifiques, travailleurs ou retraités du nucléaire, simples témoins, exprimez-vous !

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Posté le: 25. Juil 2008, 20:57
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bonjour,
je n'est pas tout lu mais vu à la téle
pas grave
si si stop
NO COMMENTAIRE
biz ISA 3&
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MessageLe nucléaire en France : la gestion des risques est-elle en


Posté le: 30. Juil 2008, 11:32
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Le nucléaire en France : la gestion des risques est-elle en cause
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=42544Lien qui quitte ce forum et ouvre une nouvelle fenêtre


Le nouvel incident à la centrale nucléaire du Tricastin révélé le 23 juillet est dit "sans risque".
Que cache cette dénomination rassurante ?

Répétition des incidents malgré les mises en garde
La société Socatri (filiale AREVA) a été epinglée a de nombreuses reprises par l’ASN (agence de sureté nucléaire) concernant le site du Tricastin (Drôme) : sur son site (www.asn.fr), le document relatif à la conférence de presse post-incident dévoile qu’en 2007 la Socatri a été rappelée à l’odre concernant ses rejets chimiques et radioactifs ainsi que pour l’état des tuyauteries qui ont subies de nombreuses fuites en 2007.
Lors de la fuite à Romans-sur-Isère, l’ASN a envoyé sur place deux agents qui selon le compte rendu publié sur le site de l’ASN "ont relevé la non-conformité de cette tuyauterie vis-à-vis des exigences de la reglementation applicable qui demandent une capacité de résistance aux chocs suffisante pour éviter la rupture", "la rupture de cette canalisation enterrée daterait, selon l’exploitant, de plusieurs années". Ce rejet a été qualifié de non dangereux pour l’environnement et classé Niveau 1.
La Criirad a publié sur son site internet un document éloquant (www.criirad.org).
"En moins de 15 jours, la CRIIRAD a eu connaissance de 4 dysfonctionnements concernant 4 centrales nucléaires EDF et ayant entraîné, au total, la contamination accidentelle de 126 travailleurs : contamination de 7 salariés d’entreprises extérieures le 11 juillet à la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine ; contamination de 4 salariés d’entreprises extérieures détectée le 12 juillet à la centrale nucléaire de Gravelines ; contamination de 15 salariés d’entreprises extérieures découverte le 18 juillet à la centrale nucléaire de Saint-Alban-Saint-Maurice ; contamination de 100 salariés qui intervenaient dans le bâtiment réacteur le 23 juillet à la centrale nucléaire du Tricastin."

Classification des incidents
Le classement de ces incidents au niveau 1 relève d’une aberration de l’échelle INES (International Nuclear Events Scale), le Niveau 1 (anomalie) n’a aucune conséquence pour l’exterieur et implique la non-exposition du personnel du site. Par contre le Niveau 3 (incident grave), concerne un très faible rejet dans la nature, mais implique l’exposition du personnel (comme le niveau 2 d’ailleurs). Ce qui veut concrètement dire que si le rejet dans l’environnement est énorme, mais que personne sur le site n’est contaminé, ca restera un incident de niveau 1... Quelle aubaine pour la présidente d’Areva, Anne Lauvergeon, qui peut alors parler "d’anomalie de niveau 1, (...) sans danger pour l’homme ou l’environnement" en ce qui concerne la fuite du site de Tricastin, et ce malgré 74kg d’Uranium rejetés. L’incident du 23 Juillet ne concerne "que" la contamination du personnel, pas de rejet dans l’environnement, donc ca reste du niveau 1.

Quel est le risque réel ?
La contamination d’un individu à un radioélément est dû à un contact direct. Le radioélement peut aller dans les poumons ou dans les pores de la peau et de là emettre sa radioactivité.
Pour un individu sain, les cellules en contact avec ce radioélement vont juste mourir soit par brulure, soit par "suicide cellulaire" ou apoptose parce que le patrimoine génetique de la cellule a été endommagé.
Mais si l’individu est agé ou pocède des prédispositions au developpement des cancers, alors le radioélement, en endommageant le patrimoine génetique des cellules en contact, va provoquer un cancer.
Parler de contamination sans risque est un déni ou une méconnaissance des mécanismes de cancerisation.

Est-ce une fatalité ?
Malheureusement l’installation d’une centrale nucléaire implique l’existance d’une contamination par des radioélements á plus ou moins longue échelle. Le pire pour la population reste le déni et l’inertie des responsables et gestionnaires de ce risque.
La transparence reste toute relative dans le milieu du nucléaire. Sur son site internet (www.criirad.org), la commission épingle la société AREVA et l’ASN pour leur manque de transparence, l’inertie de leur réactivité ainsi que sur leur transparence. Par exemple en 2007 le rejet dans l’atmosphère par la Socatri de 42 fois plus de Carbone 14 par rapport au seuil fixé a été classé Niveau 0... Ne parlons pas des 770 tonnes de déchets enfouis sur le site du Tricastin qui apparaissent sous leur vraie dénomination pour la première fois dans l’inventaire de l’ANDRA (Agence Nationale des Dechets RAdioactifs) en 2002 (en 1993 ils n’apparaissent pas, puis entre 1994 et 1999 ils apparaissent comme des déchets divers)... Enfin, la Criirad fait état des manipulations de chiffres lors de l’incident du Tricastin qui fait froid dans le dos, surtout par le silence des médias.

Une gestion transparente du risque nucléaire impliquerait la mise à disposition des riverains de tous les relevés de radioactivité des sites environnant les centrales nucléaires, ainsi que l’implication d’ONG dans des commissions d’enquète menées par l’ASN (dans la mesure du respect du secret défense)
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isa31
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Posté le: 30. Juil 2008, 12:37
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coucou
je ne lis pas tout
je hais les centrales et les non dits et ce que cela cache
biz isa3&
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isa31 Wink Wink Wink Wink
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Scandale nucléaire : déchets toxiques à Tricastin

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