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doudoune58
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Posté le: 05. Oct 2007, 14:15 |
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AFP - 26.09.07
| Citation: | Un médecin bélarusse, Youri Bandajevski, accueilli en France en 2006 après plus de cinq ans de détention dans son pays pour avoir, selon lui, critiqué la gestion du Belarus de l'après-Tchernobyl, a affirmé mercredi à Paris être empêché de poursuivre ses recherches en annonçant sa décision de quitter le territoire. "J'espérais continuer mes expérimentations en France mais on m'a fait comprendre très clairement que ce ne serait pas le cas", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.
"En France on peut parler de la santé des ours blancs mais pas de l'influence de la radioactivité sur les organismes", a-t-il ajouté. Il a notamment regretté l'absence de prise de conscience de l'opinion publique sur les questions nucléaires et l'importance du groupe de pression pro-nucléaire. Spécialiste de l'influence des agents radioactifs sur l'organisme des victimes de L'explosion de la centrale atomique de Tchernobyl, M. Bandajevski avait accusé le Belarus, voisin de l'Ukraine, d'avoir caché la véritable ampleur de la catastrophe.
Arrêté en 1999 pour des faits non démontrés de corruption, le médecin, considéré comme prisonnier d'opinion par Amnesty International, a été libéré en 2005 après avoir passé plus de cinq ans en prison.
En avril 2006, aidé par l'ambassade de France à Minsk, il s'était installé à Clermont-Ferrand. Le Conseil régional d'Auvergne lui avait alloué une bourse de 40.000 euros et la ville de Clermont-Ferrand avait mis à sa =disposition un appartement. M. Bandajevski a affirmé ne disposer d'aucun contrat de travail en France, ni de source de revenus. "Je ne resterai pas en France, je veux continuer mon travail. C'est possible en Allemagne ou dans d'autres pays", a-t-il ajouté, sans préciser où il comptait s'installer.
En Bielorussie, le Pr. Youri Bandajevsky dirigeait l'Institut de Médecine à Gomel, ville de Biélorussie la plus contaminée par la catastrophe de Tchernobyl. Il effectuait entre autres des recherches scientifiques sur les conséquences sanitaires de ce drame et les moyens d'assurer la radioprotection des populations. L'ensemble des travaux ont permis de mesurer l'étendue des atteintes liées à l'ingestion chronique de radioéléments au premier rang desquels le césium 137, caractérisable par une toxicité cumulative spécifique sur certains organes (c½ur, cristallin, glandes endocrines et génitales), ainsi que sur le système immunitaire. En juillet 1999, quelques semaines après avoir présenté un rapport au parlement bélarusse sur l'état sanitaire préoccupant d'une partie de la population, lié à une contamination alimentaire persistante illustrant que la protection de ces populations était défaillante, il a été arrêté et condamné à 8 ans de prison par un tribunal militaire, dans le cadre des lois sur l'atteinte à la sécurité de l'Etat bélarusse, pour avoir donné un sujet d'examen à un étudiant, accusation qu'il a toujours réfutée. A l'occasion de son arrestation, l'essentiel du matériel scientifique qu'il possédait a été détruit lors d'une « perquisition » du KGB bélarusse. Depuis, la ligne officielle de l'Etat bélarusse consiste à dire qu'il n'y a jamais eu de recherche sérieuse et probante. Son arrestation a fait l'objet de très nombreuses mobilisations, dont celles d'Amnesty International, du Parlement Européen et l'ensemble des ambassadeurs de l'Union Européenne. Peu après sa sortie de prison, il a été accueilli en France en Juin 2006, à l'initiative de l'Ambassade de France. |
Source : http://www.jeanmicheljacquemin.com/
Voir aussi http://fr.wikipedia.org/wiki/Youri_Bandajevsky _________________ Poids et thyroïde : mon parcours depuis deux ans et demi |
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doudoune58
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Posté le: 11. Oct 2007, 14:07 |
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http://www.lefigaro.fr/sciences/200.....staller_en_allemagne.html
| Citation: | Le professeur biélorusse, célèbre pour ses travaux sur les conséquences sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl, se déclare forcé de quitter la France.
« JE NE SUIS pas venu ici pour passer ma vie à ne rien faire entre mon appartement, le square ou le supermarché de mon quartier. » Le Dr Iouri Bandajevski, ancien recteur de l'Institut de médecine de Gomel, ville biélorusse située à une centaine de kilomètres de Tchernobyl, ne supportait plus la relative oisiveté à laquelle il était contraint depuis son arrivée dans notre pays, il y a dix-huit mois. La semaine dernière, cet homme d'une cinquantaine d'années, que ses travaux controversés sur les retombées sanitaires de l'explosion de la centrale ukrainienne ont rendu mondialement célèbre, a donc décidé de s'installer à Weimar, en Allemagne. Il travaillera au sein d'une association spécialisée dans l'accueil d'enfants contaminés par Tchernobyl.
« J'espérais continuer mes expérimentations en France, mais on m'a fait comprendre très clairement que ce ne serait pas le cas », a-t-il expliqué, il y a une dizaine de jours à Paris, lors d'une conférence de presse.
Condamné en 2001 par la justice biélorusse à huit ans de prison pour corruption au terme d'un procès entaché d'irrégularités, Iouri Bandajevski avait finalement bénéficié, au printemps 2004, d'une libération anticipée suivie d'une relégation dans un kolkhoze. Les autorités de cette ancienne république soviétique ont-elles voulu punir l'homme qui ne cesse de les accuser d'avoir caché la véritable ampleur de la catastrophe ? « Juste après l'explosion, il était possible d'éviter les contaminations. Mais, à l'époque, les responsables de l'URSS que j'avais immédiatement alertés m'ont répondu que ce n'était pas la peine », s'insurge-t-il.
Grâce à l'intervention de Stéphane Chmelewsky, ambassadeur de France en Biélorussie, Iouri Bandajevski fut finalement extradé vers la France en avril 2006. La ville de Clermont-Ferrand, jumelée avec Gomel, met un appartement à sa disposition et le Conseil régional lui octroie une bourse de 40 000 euros et demande à l'université d'Auvergne Clermont-I de lui trouver une affectation. Mais Bandajevski déchante rapidement. Des correspondants anonymes lui demandent « de quitter la ville ». Surtout, il a le sentiment que « la direction de l'université ne souhaite pas travailler avec (lui) », affirmant même qu'Annie Veyre, la présidente à l'époque, refuse de le recevoir.
« Faux !, répond l'intéressée jointe par Le Figaro. Je lui ai proposé plusieurs rendez-vous, mais il n'était jamais disponible. Par ailleurs, M. Bandajevski n'a jamais demandé à être affecté dans l'un de nos laboratoires. » Laurent Gerbaud, chef du service de santé publique au CHU de Clermont-Ferrand, qui dépend de l'université d'Auvergne, atteste, au contraire, que le chercheur biélorusse a travaillé dans son équipe pendant toute la durée de son séjour.
Héros ou charlatan
Vénéré comme un héros par les uns, traité de charlatan par les autres, le « cas » Bandajevski déchaîne les passions. Le Pr Patrick Gourmelon de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) a un avis plus mesuré. « Bandajevski a eu raison d'étudier les effets de la contamination chronique par du Césium 137 qui affecte les populations des zones touchées par les retombées de Tchernobyl, car cela n'avait jamais été fait, explique-t-il. Mais son hypothèse selon laquelle ce radioélément se concentre dans les muscles, et donc dans le coeur, n'a jamais été confirmée. Ses expérimentations ne peuvent emporter la conviction scientifique, car il ne les a pas faites selon les canons de la recherche occidentale. Il faut dire, à sa décharge, que Bandajevski a toujours travaillé avec des moyens matériels dérisoires. » Dommage que la France n'ait pas su, ou voulu, lui donner sa chance. |
_________________ Poids et thyroïde : mon parcours depuis deux ans et demi |
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breizhcool Inscrit le: 04.09.07 Messages: 181 Hypothyroidie et lup...  40+ |
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Posté le: 11. Oct 2007, 16:04 |
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Quant on dit que les Allemands sont en avance sur la France, ce n'est pas pour rien ...
Je souhaite qu'il y trouve un accueil scientifique de premier ordre et qu'il y réussise à trouver des remèdes pour atténuer les douleurs musculaires et les problèmes cardiaques.
Surveillons ce qui se passe en Allemagne sur le sujet dans les années à venir ... entre nous il a bien fait de partir car avec les "sans papiers", Hortefeux qui est de Clermoint Ferrand .... serait bien capable de le livrer à POUTINE.... Un comble... |
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doudoune58
Inscrit le: 14.01.05 Messages: 590 Thyroidite hashimoto...  50+ |
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Posté le: 05. Fév 2008, 20:24 |
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http://www.lemonde.fr/sciences-et-e.....ituanie_1007589_3244.html
| Citation: | Youri Bandajevski a trouvé un havre, qu'il espère durable : le savant biélorusse, symbole de Tchernobyl, est installé depuis décembre 2007 à Vilnius. Bénéficiant du soutien des autorités lituaniennes, il espère monter un centre de recherche consacré à l'analyse des effets sanitaires de la catastrophe de Tchernobyl.
Le chercheur, âgé de 51 ans, est connu pour avoir été victime de la dictature d'Alexandre Loukachenko, le président au pouvoir en Biélorussie depuis 1994 : alors qu'il était recteur de l'institut de médecine de Gomel, dans la région du pays la plus contaminée par les retombées radioactives, M. Bandajevski avait critiqué la gestion des conséquences de Tchernobyl. Au terme d'un procès dénoncé par Amnesty international, il avait été envoyé en prison en juin 2001. De nombreuses protestations internationales, dont celle des Prix Nobel français François Jacob et Claude Cohen-Tannoudji, lui ont permis de bénéficier d'un régime de résidence surveillée en 2005 avant d'être expulsé vers la France en avril 2006.
"MESURES RADICALES"
Installé à Clermont-Ferrand, il a bénéficié d'une bourse du conseil régional lui permettant de subsister mais ne lui donnant pas les moyens de continuer ses travaux. Dans les années 1990, le chercheur avait posé l'hypothèse nouvelle qu'une contamination chronique au césium pouvait entraîner des maladies cardio-vasculaires, notamment chez les enfants. De passage à Paris, M. Bandajevski a indiqué au Monde que le centre qu'il veut créer "étudiera la grave situation sanitaire et démographique de la Biélorussie". Le taux de natalité de ce pays n'a cessé de baisser à partir de 1965, devenant, en 1995, inférieur au taux de mortalité. En 2005, la population a décru de 0,5 %. Pour M. Bandajevski, la contamination du territoire, par le césium 137 notamment, est "la cause principale de l'augmentation de la fréquence de nombreuses maladies" en Biélorussie.
Un projet concret consistera à élucider et à améliorer la situation des "liquidateurs" biélorusses, ces travailleurs et soldats qui sont allés nettoyer Tchernobyl après la catastrophe nucléaire. Ils seraient près de 120 000, dont 11 000 présentant un handicap.
L'expérience carcérale a conduit le savant, qui s'était toujours tenu à l'écart de la politique, à prendre position : "Le problème de la santé populaire est une question politique, dit-il. Il faut préparer un changement de la situation, pour permettre une vraie politique de santé dans notre pays." Celle-ci nécessiterait "des mesures radicales", notamment la limitation de l'agriculture dans les zones les plus contaminées.
Iouri Bandajevski espère trouver un soutien auprès des instances européennes. Pour Bernard Laponche, spécialiste des questions énergétiques dans l'est de l'Europe, "il est important qu'existent des instituts d'expertise indépendants pour permettre d'y voir plus clair dans les situations mettant en jeu des radioactivités notables". Patrick Gourmelon, chercheur à l'Institut de recherche et de sûreté nucléaire, estime quant à lui que "les hypothèses de M. Bandajevski ne sont pas validées mais constituent des hypothèses de travail qu'il faut étudier et que nous testons".
Hervé Kempf |
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doudoune58
Inscrit le: 14.01.05 Messages: 590 Thyroidite hashimoto...  50+ |
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Posté le: 09. Oct 2008, 21:12 |
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http://www.lemonde.fr/planete/artic.....ortelle_1104942_3244.html
| Citation: | "Au cœur de l'Europe, depuis Tchernobyl, une population vit dans une situation mortelle"
LE MONDE | 09.10.08 |
le 9 octobre se tient à Vilnius, en Lituanie, une conférence sur les victimes de Tchernobyl. Elle est organisée par Youri Bandajevski, qui a étudié l'état de santé des populations des régions contaminées après la catastrophe de Tchernobyl. Il a de ce fait été emprisonné de 2001 à 2005 par le régime du président biélorusse Alexandre Loukachenko, puis exilé. Il vit maintenant en Lituanie.
Quelle est la situation des populations vivant dans les zones contaminées par les retombées de Tchernobyl ?
Elle est très mauvaise. Toute la population biélorusse est, du fait de l'alimentation, en contact avec la radioactivité. Mais dans les régions les plus contaminées, au sud-est du pays, autour de la ville de Gomel, deux millions de personnes sont dans une situation très dangereuse.
Les taux de mortalité et de maladies y sont beaucoup plus élevés que dans le reste du pays. Les docteurs Valentina Smolnikova, Alexeï Duzhy et Elena Bulova, qui présentent leurs travaux à la conférence, font état d'une forte augmentation des maladies cardio-vasculaires et des cancers des organes internes. Cela explique une forte mortalité, trois à quatre fois plus forte que dans le reste du pays. Mais il est difficile de rassembler l'information. Le gouvernement cherche à la cacher. Les données ont été trouvées dans des rapports nationaux non publiés et grâce à divers contacts. Il faut ouvrir les yeux : au coeur de l'Europe, une population vit dans une situation mortelle.
Comment se pose le problème des liquidateurs ?
La Biélorussie compte plus de 100 000 liquidateurs, ces personnes qui ont travaillé à nettoyer les zones contaminées dans les mois qui ont suivi l'accident de 1986. Beaucoup sont dans une très mauvaise situation de santé. Mais il est difficile de la connaître précisément, parce qu'ils n'ont pas tous été enregistrés par les autorités, qui ne s'occupent pas d'eux.
La situation des liquidateurs en Lituanie ou en Russie est meilleure. Nous voulons organiser un soutien moral et physique des liquidateurs biélorusses, et la conférence devrait permettre de créer leur syndicat. Il pourra assurer leur défense juridique, pour faire reconnaître le lien entre leur mauvais état de santé et l'accident de Tchernobyl.
Quelle est la politique du président Loukachenko sur Tchernobyl ?
Excusez-moi, je ne peux pas commenter la situation politique en Biélorussie. Vous connaissez mon chemin : étudier les conséquences de l'accident est dangereux. Mais j'ai poursuivi mon travail et je continue. Le gouvernement connaît très bien la situation de Tchernobyl, mais il ne veut pas en parler.
Propos recueillis par Hervé Kempf
Article paru dans l'édition du 10.10.08 |
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