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marel69 Inscrit le: 11.06.07 Messages: 18 Hypothyroïdie congén...  40+ |
Message:
Posté le: 14. Juin 2007, 12:22 |
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Bonjour tout le monde,
Voilà : maman d'une petite fille de 3 ans née avec une hypothyroidie congénitale, j'ai "emmagasiné" pas mal de questions, d'interrogations... tout à fait subjectives pour certaines, mais bon. Je me lache....
Je n'ai pas de problème dans la fonctionnement de ma thyroïde (prise de sang de contrôle au 8ème jour de vie de ma fille) et je l'ai allaitée pendant 6 mois (allaitement EXCLUSIF). De la naissance à ses 6 mois, elle a pris 5 gouttes de L-Thyroxine.... alors qu'elle est passée de 3kg (poids de naissance) à 7,5kg !
Du jour où j'ai intégré 1 biberon, il a fallu adapté son traitement : 1 goutte supplémentaire par mois, en moyenne, jusqu'à ses 14 mois....
Visiblement, Véro69340 a remarqué la même chose.....
Or nos endocrinologues (un peu surpris par cette situation) affirment que les hormones thyroïdiennes ne passent pas dans le lait maternel....
Y a-t-il d'autres mamans qui ont vécu la même chose ? Quelles sont les explications avancées par les médecins ?
Et vous tous, qu'en pensez-vous ? Faisable, ou pas ?
Laurence
PS : Imaginez si on pouvait remplacer la L-Thyroxine (et autres....) avec du lait maternel !!!!!!! (je rigole |
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| s38 Lobectomie droite le... Région grenobloise  30+ |
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Posté le: 14. Juin 2007, 12:41 |
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Bonjour,
J'ai déjà failli répondre à Véro mais finalement je m'étais abstenue. Je précise d'emblée que mes enfants sont nées avec leur thyroïde et n'ont pas de pbs de ce côté là. Cependant, suivie pour un "gros nodule" j'ai pris tout le temps de ma grossesse et de l'allaitement (et même après) du lévo dosé à 200, 7 jours sur 7. L'endo voulait que ma THS soit indétectable pour éviter que le nodule grossisse (ce qu'il a fait malgré tout). J'en viens à l'essentiel Au moment de mon accouchement, l'endo a fait un courrier à ma gynéco pour lui rappeler que je pouvais allaiter car " très peu d'hormones passaient dans le lait". Elle avait peur que la gynéco ne veuille pas que j'allaite en raison du lévo
Donc, les hormones passent quand même (en quantité faible, certes, mais quand même) et cela peut éventuellement expliquer pourquoi vous avez dû, toutes le s2, augmenter le dosage en L-thyroxine au moment du sevrage.
D'autre part (je me lâche ), ma fille qui a été indirectement sous lévo 200 pendant la gestation et l'allaitement est du genre "speed" : elle est adorable mais c'est une pile électrique contrairement à l'aînée (mes pbs ont été découverts après la naissance de l'aînée). Je me demande, au fond de moi, si son caractère n'est pas un peu dû au lévo ...... Je sais que chaque enfant est différent et que ce n'est pas parce que l'un est calme que l'autre l'est également mais ....... je m'interroge parfois car moi, en tout cas, j'étais également "speed", ce qui a cessé dès que mon dosage a diminué ......
Sandrine |
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marel69 Inscrit le: 11.06.07 Messages: 18 Hypothyroïdie congén...  40+ |
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Posté le: 14. Juin 2007, 14:24 |
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Merci Sandrine,
Voilà qui est intéressant ! et soulève plein de questions...
Quelles sont les "petites quantités" en question ?
Est-il possible que la composition du lait des mamans "s'adapte" au poids de l'enfant ? (puisqu'il n'y a pas eu besoin d'augmenter les gouttes...)
Voilà qui serait remarquable !!!!!!!.... (mais pourquoi pas, possible, puisque la composition du lait des mamans change bien à fonction de l'âge des enfants !)
Les hormones prises pour compenser un mauvais fonctionnement, comme dans ton cas, passent-elles plus, moins, pareil dans le lait ? (étais-tu particulièrement suivie durant ton allaitement ? ta fille a-t-elle eu une prise de sang de contrôle à ce moment-là ?)
Pour ma part, mes filles sont speed toutes les 2 (l'aînée n'a pas de prbl de thyroïde) ! Vu l'énergie qu'elles nous réclament, je comprends que tu te poses des questions sur une éventuelle influence du lévo200 durant l'allaitement !
Merci encore de ton témoignage....
Laurence |
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maypha
Inscrit le: 17.05.06 Messages: 15 Hypothyroïdie congén... guadeloupe (origine: Montpellier) |
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Posté le: 14. Juin 2007, 18:23 |
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Bonjour Marel!
Même si je suis hypocongénitale, comme ma soeur, nous n'avons été dépistées que vers 15 ans, à cause de troubles du cycle menstruel.
Avant la puberté (comme il n'y avait pas de dépistage à l'époque), notre hypo était ignorée.
Nous étions toutes les 2 , des petites filles, très vives (pour ne pas dire pile électrique), bonnes élèves, très menues, et pour ce qui me concerne, assez nerveuse et angoissée.J'avais déjà des problèmes de calcium et magnésium, mais rien de gênant.
Nous avons eu toutes les 2 des problèmes hépatiques, faisant des crises de foie de temps à autre, mais rien de plus sérieux.
Les choses se sont un peu gâtées à l'arrivée de la puberté. Et il a fallu traiter. Après c'est une routine qu'on a toute la vie pour assimiler.
La prise du traitement résout généralement la plupart des problèmes ; mais c' est variable. Ma soeur et moi, n'avons pas vraiment les mêmes soucis.
Ce qui est sûr, c'est qu'une perturbation thyroïdienne a des effets sur tout le métabolisme, et qu'on est plus sensible nerveusement et émotionnellement que la moyenne. Il faut en tenir compte pour les enfants. Avec le traitement, leur développement physique et intellectuel se fera normalement.
Voilà: je ne peux donc rien dire sur les 1ères années de vie (nos enfants à ma soeur et à moi, n'ont pas de problèmes thyroîdiens, bien qu'au moins 3 générations dans la lignée maternelle aient ce problème à des degrés divers)
Je suis à ta disposition pour d'autres renseignements, ayant plus de 40 ans de gestion de mon hypothyroïdie! |
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dany89
Inscrit le: 22.05.08 Messages: 7 Hypothyroïdie congén... AVALLON (89)  60+ |
Message:
Posté le: 24. Mai 2008, 12:52 |
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Vos questions de l'influence du lait maternel sur l'équilibre hormonal des enfants allaités m'interpelle tout particulièrement. Voilà mon cas : maintenant âgée de 63 ans, je suis donc née en 1945 avec un myxoedème complètement ignoré et non dépisté à l'époque. C'était à la sortie de la guerre et surtout par économie, ma mère m'a allaitée pendant toute ma première année, avant de me confier en nourrice à sa grand-mère (donc, mon AGM) et donc, de me sevrer... Aussitôt, le développement pourtant normal qui était le mien jusque-là a été stoppé, je ne pouvais marcher faute d'équilibre et je ne parlais pas, sans parler de ma constipation opiniâtre (on me laissait des heures sur le pot, sans résultat). Divers médecins consultés ont mis mon retard sur le compte psychologique de ma séparation d'avec ma mère et de mon trop brusque sevrage, mais rien d'autre... Je commençais d'être considérée comme une handicapée moteur et mentale, jusqu'à ce qu'une collègue de ma mère lui conseille de me faire consulter à l'hôpital des Enfants-Malades, et là, le merveilleux Professeur CHEVALLEY (depuis longtemps décédé) a su diagnostiquer et soigner, sans aucun moyen de contrôle technique, mon myxoedème congénital... J'ai parlé et marché à l'âge de 3 ans et demi, rattrapé tout mon retard en l'espace d'une année, puis suivi une scolarité normale, et n'ai conservé aucune séquelle de ce qui aurait pu devenir une arriération mentale irréversible. Comment cela est-il possible ? Plusieurs médecins m'ont suggéré que j'aurais pu trouver les hormones thyroïdiennes qui me manquaient dans le lait maternel, mais le pédiatre-endocrinologue qui m'a suivie jusqu'à mes 35 ans (il me présentait à ses assistants comme son "plus ancien bébé"), qui vit encore et avec lequel j'ai repris récemment contact, est persuadé que je disposais pendant ma vie foetale d'un embryon de glande thyroïde capable de fonctionner et par là même, de sauver mon cerveau ! Cet embryon de glande est resté accroché sous la langue et non seulement ne s'est jamais développé, mais s'est complètement atrophié on ne sait pour quelle raison. Il fixait cependant l'iode 131, ce qui l'a rendu visible par scintigraphie en 1981.
Je prends actuellement, et depuis longtemps, de la L-thyroxine Roche, et en ce moment, je recherche un peu la dose idéale (variant entre 36 et 40 gouttes/jour) à la suite de problèmes cardiaques en 2007 (arythmie et tachycardie). Sinon, je me suis mariée à l'âge de 22 ans, j'ai eu un fils à 25 ans, parfaitement normal du côté thyroïdien, mais après une grossesse un peu délicate et surveillée de très près. J'ai eu une carrière de secrétaire satisfaisante, d'abord dans une banque privée, puis dans la fonction publique (sous-préfecture) et je suis maintenant à la retraite, avec le seul souci de soigner mes autres problèmes de santé (obésité et diabète type II, plus quelques gracieusetés dues au vieillissement bien naturel...), mais vu ce à quoi j'ai échappé dans ma jeunesse, je serais bien mal venue de me plaindre !
Qu'en pensez-vous, les uns et les autres ? D'après Beate, je serais la "doyenne" des membres de cette rubrique !
Bon week-end à ceux et celles qui me liront aujourd'hui,
Dany89 |
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marel69 Inscrit le: 11.06.07 Messages: 18 Hypothyroïdie congén...  40+ |
Message:
Posté le: 25. Mai 2008, 09:20 |
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Bonjour à tous !
J'avais posté ce sujet il y a presque 1 an et je suis contente qu'il interpelle encore aujourd'hui....
Pour compléter le sujet de départ, je dois avouer que ma fille est comme vous, avec un "embryon" de thyroïde, dont la taille, la forme et l'emplacement (il est resté sous la langue et n'a pas migré), empêchent, parait-il, son fonctionnement normal. Elle a été visible à l'IRM, à 1 semaine de vie. Je ne sais pas aujourd'hui si elle est complètement atrophiée.... En imaginant que ce soit le cas, il serait tout de même remarquable que, comme pour vous, l'atrophie se fasse exactement simultanément au sevrage, non ?
Je vous remercie, Dany, pour votre témoignage, qui peut rassurer toutes les mères, comme moi, qui se posent des questions sur l'avenir de leurs enfants, leur développement, leur vie future.
Ma fille vient d'avoir 4 ans, et se porte comme un charme, bien que très nerveuse... Elle passe très vite du rire aux larmes (et l'inverse) et la moindre contrariété est sujet à hurlement.
Elle est toujours à 12 gouttes de L-Thyroxine, depuis ses 18 ou 24 mois.... c'est à dire grosso modo depuis la fin de la diversification alimentaire (j'avais commencé très tard).
Elle est toujours très ronde (18 kg pour à peine plus d'un mètre...) et les médecins commencent à tirer la sonnette d'alarme.
Nous avons rdv la semaine prochaine, pour son bilan semestriel... peut-être le dosage va-t-il changer, et réguler son humeur ? et son poids ?
Je vous souhaite du courage pour toutes les "gracieusetés" que vous donnent votre âge, et pour tout le reste !
Laurence |
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dany89
Inscrit le: 22.05.08 Messages: 7 Hypothyroïdie congén... AVALLON (89)  60+ |
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Posté le: 25. Mai 2008, 16:42 |
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Bonjour, Laurence !
Tout d'abord, je vous souhaite une bonne fête, comme à toutes les mamans aujourd'hui...
Le cas de votre fille me semble un peu paradoxal... Le fait d'être nerveuse et colérique pourrait faire penser qu'elle est en "hyper" donc un peu surdosée, mais sa rondeur tendrait à prouver le contraire !
En fait, seuls les spécialistes peuvent tirer les conclusions qui s'imposent au vu des résultats des analyses de sang (TSH, T3, T4)
Maintenant, son caractère "affirmé" peut tout simplement faire partie intégrante du psychisme qui lui est personnel et ne dépend pas toujours de l'état physique, tout comme sa "rondeur" peut résulter d'une tendance familiale ou de sa gourmandise éventuelle ; chez moi, tout le monde était bien "enrobé", et même avec une thyroïde parfaitement normale, rien ne dit que je n'aurais pas été pareille... les chiens ne faisant pas des chats, comme on dit ! Et surtout, j'ai toujours eu "le bec sucré" - croyez bien que mon diabète me contraint à me priver beaucoup et que j'en suis particulièrement frustrée...
Bon courage à vous, surveillez bien votre fille et surtout, apprenez-lui le plus tôt possible à se surveiller elle-même, c'est important pour son avenir. Avec toutes mes amitiés, je vous embrasse,
Dany89. |
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