Béate
Carcinome papillaire...  50+ |
Message: (p158838)
Posté le: 12. Mai 2008, 21:48 |
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Bonsoir,
article trouvé sur le site réservé aux médecins, egora.fr : apparemment, la discussion continue, et on est bien d'accord pour "baisser la limite supérieure de la TSH", mais pas jusqu'à 2,5 ... on parle de 4 ...
C'est vrai que si quelqu'un se sent BIEN avec une TSH à 3 ou 3,5, aucune raison de le traiter ... mais chez quelqu'un qui va MAL, avec tous les symptômes typiques de l'hypo, il n'y a aucune raison de l'obliger à garder sa TSH dans ces eaux-là, puisqu'il faudra également tenir compte de la notion du "set-point" personnel ...
Beate
| Citation: | Article paru le : Lundi 12 Mai 2008
Niveau de TSH dans une population dépourvue de signes de pathologie thyroïdienne : implications pour le diagnostic de l´hypothyroïdie infraclinique
Hamilton TE et al. Thyrotropin levels in a population with no clinical autoantibody, or ultrasonographic evidence of thyroid disease : implications for the diagnosis of subclinical hypothyroidism. J Clin Endocrinol Meta 2008 ; 93 : 1224-1230.
Pr Philippe Chanson
Les dernières années ont vu fleurir de nombreuses discussions sur le seuil de TSH le plus approprié pour faire le diagnostic d´hypothyroïdie.
Actuellement, la limite supérieure de la normale de la TSH est fixée à 4-5.5 mU/l mais certains auteurs ont proposé de l´abaisser à 2.5 partant du principe qu´entre 2.5 et 4 mU/ml se trouvaient un certain nombres de patients déjà en hypothyroïdie clinique comme en témoignaient la présence d´anticorps antithyroïdiens ou des signes échographiques de dysthyroïdie autoimmune ou encore une évolution ultérieure vers une hypothyroïdie franche.
Une équipe américaine apporte de nouveaux éléments à la discussion en montrant la distribution de la TSH dans une population dépourvue de tout signe de maladie thyroïdienne, démontrée par une échographie thyroïdienne normale et l´absence d´anticorps antithyroïdiens. Ils ont, pour cela, utilisé une fraction de la cohorte d´étude des maladies thyroïdiennes de Hanford. La forme de la distribution de la TSH a été comparée à une distribution gaussienne et lognormale. Des 1861 participants à cette étude dont la TSH avait été mesurée par ELISA et qui avaient aussi une mesure des anticorps anti-peroxydase, 766 étaient dans la fourchette normale de référence et n´avaient pas de maladie thyroïdienne, en particulier pas d´anticorps antithyroïdiens et une échographie normale. La distribution de la TSH était déplacée vers la droite par rapport à celle de la population générale et dessinait une distribution approximativement log-normale. Le 97.5ème percentile était à 4.1 mU/l et 20 % des patients avaient une TSH au dessus de 2.5 mU/l alors que 10.2 % avaient une TSH au dessus de 3 mU/l.
Les résultats de cette étude laissent donc penser que la limite supérieure de la normale de la TSH doit être abaissée en dessous de 4.5 mU/l. Néanmoins même après avoir tenu compte d´une échographie normale et d´une absence d´anticorps antithyroïdiens, la valeur de 2.5 mUI/l proposée par certains auteurs semble trop basse et obligerait, de manière inappropriée, à mettre en route un traitement par T4 chez un certain nombre de sujets qui sont en fait euthyroïdiens. Les auteurs recommandent donc, certes d´abaisser un peu la limite supérieure de la normale de la TSH … mais simplement jusqu´à 4 mU/ml. |
| Citation: | 1: J Clin Endocrinol Metab. 2008 Apr;93(4):1224-30. Epub 2008 Jan 29.
Thyrotropin levels in a population with no clinical, autoantibody, or ultrasonographic evidence of thyroid disease: implications for the diagnosis of subclinical hypothyroidism.
Hamilton TE, Davis S, Onstad L, Kopecky KJ.
Fred Hutchinson Cancer Research Center, 1100 Fairview Avenue N, M4-A830, P.O. Box 19024, Seattle, Washington 98109-1024.
Context: The current debate regarding whether to decrease the upper limit for the TSH reference range to 2.5 muIU/ml has considerable potential impact on the diagnosis and treatment of subclinical hypothyroidism worldwide. Objective: We report an analysis of TSH distribution in a population with no evidence of thyroid disease, including a normal thyroid ultrasound. Design: A subset of the Hanford Thyroid Disease Study cohort was used to examine the TSH distribution in a population having no evidence of thyroid disease, seronegative thyroid autoantibodies, no history of thyroid medications, and a normal thyroid ultrasound. The shape of the TSH distribution was compared with the Gaussian and lognormal distributions. Setting: This study was performed in the general community. Participants: Of 1861 Hanford Thyroid Disease Study participants with TSH measured by ELISA who also had thyroid peroxidase antibody measurements, 766 comprised the normal reference group 3 (NRG-3) with no evidence of thyroid disease, including no positive antibodies and normal thyroid ultrasound. Main Outcome Measure: TSH was measured. Results: The TSH distribution in the NRG (NRG-3) was right skewed and followed an approximate lognormal distribution. The best estimates of the 97.5th percentile, the percentage above 2.5 muIU/ml, and the percentage above 3.0 muIU/ml for TSH by 3rd generation immunochemiluminometric assay are 4.1 muIU/ml, 20% and 10.2%, respectively. Conclusion: These results indicate that the TSH reference range should be narrowed and support a value of approximately 4.0 as the upper-reference limit. |
http://jcem.endojournals.org/cgi/content/abstract/93/4/1224 _________________
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